Jean Charles Maniongui pour la reconfiguration du paysage médiatique congolais
Le président du Conseil d’administration de l’Union des professionnels de la presse du Congo (UPPC), jean Charles Maniongui, a appelé, le 8 mai à Brazzaville, les journalistes des secteurs publics et privés à œuvrer pour la reconfiguration de l’environnement médiatique au Congo, en vue de lui donner une image en conformité avec les engagements de la Déclaration de windhoek qui se veut être un canevas pour la mise en place d’une presse qui soit un gage pour la démocratie et le développement économique.
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Il a lancé cet appel au cours de sa déclaration faite à la célébration en différée de la 33e édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sur le thème « Façonner l’avenir en paix ». Célébrée d’habitude le 3 mai de chaque année, cet évènement a été une occasion pour Jean Charles Maniongui de faire constater que, nonobstant les tensions extrêmes de tous ordres, la profession se trouve sérieusement prostituée.
A son avis, cette prostitution est nourrie par l’afflue des médias en ligne tenus par des amateurs et le foisonnement des réseaux sociaux venu empirer une situation déjà polluée par l’arrivée de l’Intelligence Artificielle (IA) malheureusement pourvue quelque part d’une capacité à donner l’illusion du vrai au faux.
Affectant sérieusement l’éthique et la noblesse du métier, cette situation malheureuse, a fait savoir Jean Charles Maniongui, n’est pas de nature à faciliter la régulation du journalisme au Congo.

Ainsi, n’est pas anodin son constat relatif au fait que l’écosystème médiatique congolais se trouve « caractérisé par des carences et des imperfections » qui dénotent d’une absence de « cohésion dans l’action collective et du niveau faible de professionnalisme des journalistes », dès lors que cela voudrait être perçu comme un appel au ressaisissement, pour un retour véritable au strict respect du code du métier, gage d’un service garant de la paix, de la démocratie et du développement économique.
Au nom des professionnels des médias congolais, il a exprimé sa gratitude au Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour la mise en place des structures adéquates en faveur des organes de presse publics, afin de permettre aux professionnels des médias de travailler dans de bonnes conditions, sans oublier l’institution du fonds de soutien à la presse, pour l’amélioration de leurs prestations.
La journée mondiale de la liberté de la presse trouve ses origines dans les assises du séminaire des journalistes africains, tenu en 1991 par l’UNESCO à Windhoek, en Namibie, a rappelé Jean Charles Maniongui.
Crédit photo : La Brève Online

