Le directeur exécutif du Jec lisant la déclaration commune

Le JEC et l’UPPC plaident pour la sortie de la presse congolaise de la précarité

L’Ong Journalisme et éthique Congo (Jec) et l’Union des professionnels de la presse du Congo (Uppc) ont appelé, le 8 mai à Brazzaville, les pouvoirs publics à ne pas perdre de vue la précarité persistante de la presse congolaise, afin de lui donner les moyens susceptibles de lui permettre de jouer pleinement son rôle d’acteur de la consolidation de la démocratie, de la paix, de la cohésion sociale et de la construction du développement.

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Ces deux organisations ont lancé cet appel dans leur déclaration commune, dans le cadre de la célébration en différée de la 33e édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sur le thème évocateur choisi par l’Unesco, « Façonner un avenir en paix ».

Faisant constater que la liberté de la presse ne peut être garantie sans indépendance économique, et que tout dénuement financier ne saurait assurer des lendemains meilleurs pour les médias, le Jec et l’Uppc ont amené les participants à la journée à s’interroger si une presse sans avenir peut participer aisément au façonnement d’un avenir en paix.

Soulignant que plusieurs « organes de presse évoluent dans des conditions extrêmement difficiles, avec des journalistes faiblement ou pas du tout rémunérés, parfois sans contrats de travail, sans protection sociale et sans garanties minimales d’exercice professionnel », ils ont exhorté les pouvoirs publics à mettre en place un mécanisme efficace et perpétuel de soutien aux médias congolais, tant publics que privés.

Toujours au sujet des difficultés financières des médias congolais, le Jec et l’Uppc ont rappelé et déploré l’échec de la Redevance audiovisuelle (Rav) qui, collectée durant 23 ans auprès des clients de la société Energie électrique du Congo (E2C), n’a eu aucune incidence sur les organes de presse.

De même, ces deux organisations des professionnels de l’information et de la communication ont exprimé leur préoccupation quant au fait que « les médias publics n’accèdent pas aux budgets qui leur sont alloués dans la loi des finances ». Eu égard à cette situation, elles ont appelé le gouvernement à porter un regard conséquent sur l’existence de ces organes qui, actuellement, « repose très souvent sur le sacrifice des journalistes dans la production de l’information ».

Se réjouissant de la position du Congo, 68e rang mondial sur 180 pays, dans le classement de Reporters sans frontières (Rsf), symbole des avancés à consolider, notamment avec l’absence signalée de journalistes incarcérés pour délit, le Jec et l’Uppc ont relevé les efforts consentis par les journalistes en œuvrant, malgré les difficultés économiques, à la production de contenus visant l’intérêt général.

Dans cette optique, ils ont invité le gouvernement, les médias, la société civile et la communauté internationale représentée à Brazzaville à travailler en symbiose, pour une presse davantage libre, professionnelle et sécurisée.

Par Benjamin MANKEDI

Crédit photo : La Brève Online         

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