Couverture médiatique de la présidentielle : le CSLC entre avancées notables et défis persistants
Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) a présenté, le 15 avril 2026, le bilan de la régulation de la couverture médiatique de l’élection présidentielle tenue les 12 et 15 mars derniers. La restitution, conduite sous l’autorité de son président Médard Milandou Nsonga, met en lumière les acquis enregistrés, tout en pointant les limites qui ont marqué cette période électorale.
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Présenté par le secrétaire comptable du CSLC, Jérôme Patrick Mavoungou, le rapport dresse un tableau nuancé de cette séquence politique majeure, entre progrès observés et insuffisances à corriger.
Des avancées significatives
Parmi les acquis relevés, le CSLC souligne une amélioration notable de la couverture médiatique des activités électorales, notamment dans les grandes agglomérations de Brazzaville et Pointe-Noire.

Le rapport met en avant plusieurs éléments positifs : l’égalité de traitement des candidats, une démarche inclusive et apaisée du régulateur, ainsi que le renforcement des capacités des professionnels des médias. Ces efforts ont contribué à garantir une couverture jugée globalement professionnelle et responsable.
S’y ajoutent l’organisation effective des émissions de campagne officielle et la mise en place d’un dispositif de monitoring des médias, autant d’outils ayant permis d’encadrer le traitement de l’information durant le scrutin.

Des insuffisances persistantes
Malgré ces avancées, le CSLC n’a pas manqué de relever des dysfonctionnements. Le rapport évoque notamment un déséquilibre marqué dans la couverture médiatique, particulièrement perceptible à Pointe-Noire, où des disparités significatives ont été constatées.
Le document insiste également sur une confusion entre égalité formelle et égalité réelle, cette dernière n’ayant pas toujours été respectée dans la pratique par certains médias. D’autres facteurs explicatifs sont avancés, tels que l’influence des moyens financiers sur la visibilité des candidats, l’émergence de pratiques de contournement des règles, ainsi que des contraintes techniques et logistiques.

Des recommandations pour l’avenir
Dans la perspective des prochaines échéances électorales, le CSLC formule plusieurs recommandations. Il préconise notamment un meilleur encadrement des médias en ligne, un renforcement continu des capacités des acteurs du secteur, ainsi qu’un appui financier accru pour améliorer le fonctionnement de l’institution.
À travers ces mesures, le régulateur entend consolider les acquis et corriger les insuffisances observées, afin de garantir une couverture médiatique plus équitable, transparente et conforme aux exigences démocratiques.
Ce bilan met ainsi en évidence les progrès réalisés dans la professionnalisation du paysage médiatique congolais, tout en rappelant les défis à relever pour une régulation plus efficace et inclusive des processus électoraux à venir.

