Baccalauréat général 2026 : plus de 101.000 candidats à l’assaut du premier diplôme universitaire
Le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, a procédé le 2 juin à Brazzaville au lancement officiel des épreuves écrites du baccalauréat général, session de juin 2026, marquant le début d’un examen d’État qui mobilise cette année 101.876 candidats répartis dans 316 centres à travers le pays.
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Accompagné du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Rigobert Maboundou, le ministre a effectué une ronde dans plusieurs centres d’examen afin de s’assurer du bon déroulement des premières épreuves. Les autorités ont constaté une forte mobilisation des candidats ainsi qu’une organisation jugée satisfaisante dès cette première journée.
S’adressant aux élèves avant le lancement des épreuves, le ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique a exhorté les futurs bacheliers à s’orienter davantage vers les métiers de la recherche et de l’innovation, considérés comme des leviers essentiels du développement national.

« Les bons chercheurs ont toujours été de bons diplômés. Nous avons besoin de jeunes capables de produire des connaissances, de développer des logiciels, de créer des start-up et d’apporter des solutions innovantes aux défis du pays », a-t-il déclaré.
Il a également encouragé les jeunes filles à croire en leurs capacités intellectuelles et à investir les filières scientifiques, rappelant que la réussite scolaire repose sur le mérite et les compétences, indépendamment du genre.

Selon les statistiques présentées par le ministre Jean-Luc Mouthou, le nombre de candidats a augmenté d’environ 6.000 par rapport à l’année précédente. Les filles représentent 55 % des effectifs, soit plus de 55.000 candidates, une progression qui témoigne de leur présence croissante dans le système éducatif.
Toutefois, le ministre a déploré la faible attractivité des séries scientifiques. La série C ne regroupe que 3 % des candidats, contre près de 58 % pour la série D et 38 % pour la série A. Une situation qui, selon lui, appelle à des efforts supplémentaires pour rééquilibrer les choix d’orientation et renforcer les compétences scientifiques nécessaires à la transformation économique du pays.

Le membre du gouvernement a par ailleurs indiqué que les épreuves se déroulent normalement sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les centres de Cabinda et de Luanda, en Angola. Il a également assuré que les services compétents poursuivent leur lutte contre les phénomènes de fraude et de transhumance scolaire afin de préserver la crédibilité de cet examen d’État.
Interrogé sur des comportements inappropriés d’élèves relayés récemment sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mouthou a condamné ces attitudes qu’il juge contraires à l’éthique scolaire et susceptibles de ternir l’image du système éducatif national.

La session 2026 du baccalauréat général se déroule ainsi sous le signe de la sérénité, avec l’espoir de voir émerger une nouvelle génération de diplômés aptes à relever les défis du développement national.
Crédit photos : La Brève Online

