Etats généraux : Vers la résurrection du système éducatif congolais

Etats généraux : Vers la résurrection du système éducatif congolais

Lors du lancement des états généraux de l’Education, le 13 septembre 2022 à Brazzaville par le Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, il a été notifié que le système éducatif est confronté à beaucoup de défis. Les états généraux de l’Education vont échanger pour donner vie aux défis auxquels fait face ce secteur.

Ces défis sont entre autres le problème de l’adéquation formation-emploi, la démotivation du personnel enseignant, les effectifs pléthoriques d’élèves dans les classes, les salles de classe dégradées, l’insuffisance des supports pédagogiques et didactiques, l’insuffisance des laboratoires scientifiques et de bibliothèques, l’intégration des Tic dans certaines localités ainsi que le développement de la recherche, etc. les acteurs de ce secteur comptent mettre en œuvre des recommandations de ces états généraux pour trouver des pistes de solution.

Pour le premier ministre Makosso, les états généraux de l’éducation, de la formation et de la recherche ne sont pas une messe supplémentaire, où, l’on viendra refaire le procès de l’école congolaise. Mais, les études menées décèlent déjà les faiblesses du système éducatif. D’après lui, il s’agit plutôt de profiter de l’intelligence collective et de l’expertise nationale convoquée pour envisager des approches idoines et novatrices à la résolution des problèmes et défis déjà identifiés.

« Le financement, la qualité et la finalité de l’éducation sont les principaux axes de votre réflexion », a-t-il fait savoir.

Pour cela, il indique que les rencontres ne voudraient pas se limiter à l’unique énumération des obstacles à la bonne marche du secteur mais de proposer aussi des pistes de solutions.

Ndlr : Pour la réussite d’une réforme de l’éducation, il faut qu’elle soit bien pensée par tous les acteurs du domaine et à tous les niveaux. Notre rédaction suggère aussi la revalorisation de la carrière enseignante et de rendre attrayant le métier en soutenant les initiatives des enseignants concernant notamment l’accès au logement, l’accès aux crédits d’investissements et l’accès aux moyens de déplacements.

« Selon les sous-secteurs, l’éducation préscolaire est encore embryonnaire dans notre pays avec seulement un taux brut de préscolaire de 16%. Le taux d’achèvement de l’enseignement primaire est accompagné de forts taux de redoublements et d’abandons qui affectent particulièrement les filles, les enfants vivant avec handicap, en zone rurale et le peuple autochtone », a reconnu le chef du gouvernement.

Le haut-commissariat à l’organisation des états généraux de l’éducation, de la formation et de l’alphabétisation, Héllot Matson Mampouya, fait remarquer que tous les défis énumérés démontrent l’urgence d’une prise de conscience par tous.

Dans le cadre de ces états généraux, les consultations débuteront le 12 octobre prochain dans les départements afin de mieux appréhender la réalité en termes quantitatif et qualitatif, a signifié Mampouya.

Les représentantes du système des Nations-Unies, (Unesco et Unicef), Fatoumata Marega et Chantal Umutoni, ont salué ses réformes entreprises dans le secteur éducatif congolais et ont également promis leur soutien dans l’atteinte de l’objectif de développement durable (Odd) 4, qui vise à assurer une éducation de qualité à tous.

Les officiels lors du lancement des états généraux

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