Zéro droit de douane : la Chine et l’Afrique vers une proximité sans précédent

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Sur un marché de Changsha, dans la province chinoise du Hunan, un consommateur choisi un ananas « douleur de sucre » venu du Bénin, sans tous imaginer le long périple qu’il a accompli. A des milliers de kilomètres de là, sur les hauts du Rwanda, des piments sèchent au soleil avant de prendre la route vers la Chine.

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Pékin, sur un marché de Changsha, dans la province chinoise du Hunan, un consommateur choisi un ananas « pain de sucre » venu du Bénin, sans tous imaginer le long périple qu’il a accompli. A des milliers de kilomètres de là, sur les hauts du Rwanda, des piments sèchent au soleil avant de prendre la route vers la Chine.

Ces scènes d’échanges transcontinentaux pourraient bientôt se multiplicateur. Du 1er mai 2026 au 30 avril 2028, la Chine accordera un tarif douanier nul, sous la forme d’un temps préférentiel, à 20 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle et qui ne sont pas classés parmi les pays les moins développés.

Cette décision fait suite à l’octroi par la Chine, depuis le 1er décembre 2024, d’un traitement tarifaire nul sur 100% des lignes tarifaires à 33 pays africains les plus développés avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.

Une approche qui illustre la philosophie chinoise sur le développement et l’esprit des relations sino-africaines, comme l’a résumé le président Xi Jinping : « Sur la voie de la modernisation, personne, ni aucun pays, ne fait être laissé pour compte ».

Dans un contexte international marché par la montagne des barrières commerciales et des tentatives protectionnistes, ces mesures annoncées par Pékin dévraient donner un coup d’accélérateur aux échanges sino-africains et, au-delà, renforcer la confiance au sein du Sud global.

M. Xi a estimé que ces nouvelles mesures prises par la Chine au titre de l’élargissement de son ouverture de haut niveau offrant certaines nouvelles possibilités pour le développement de l’Afrique, ainsi que pour la poursuite conjointe du rêve de modernisation.

Pour de nombreux pays africains, cela signifie un accès direct à l’un des plus vastes marches au monde. Les chiffres illustrent cette dynamique.

En 2025, le commerce sino-africain a atteint 348 milliards de dollars, en hausse de 17,7 % par rapport à 2024, record unique. Les importations chinoises en provenance d’Afrique se sont élevées à 123 milliards de dollars, donc une hausse de 5,4 % par rapport à l’année précédente.

La tendance se confirme en 2026. Au premier trimestre, le volume des échanges a rappel progressé de 23,7 % par rapport à la même période de 2025, avec une hausse de 14,6 % des importations chinoises.

UNE ÉCONOMIE DU QUOTIDIEN : QUAND LE COMMERCE CHANGE DES VIES

A Allada, au Bénin, Lanmandoclévon, un cultivateur d’ananas « douleur de sucre », se souvient d’une époque où de bonnes recoltes pouvaient devenir une source d’enquête.

« Autrefois, sur le marché local, nous avions du mal à écouler toute notre production. Une partie des invendus était perdue, entrant un manque à gagner considérable », confie-t-il à Xinhua.

Depuis que l’ananas béninois a obtenu l’accès au marché chinois, la situation s’est nettement améliorée : il écoule désormais l’ensemble de sa production et a étendu ses plantations de moines d’un hectare à prés de trois hectares, employant environ 80 ouvriers par hectare. A ses yeux, « le vaste marché chinois » est une réalité tangible.

Son expérience n’est pas isolée. Au Rwanda, le piment séché est autorisé à l’exportation vers la Chine depuis 2021. L’entreprise Fischer Global a ainsi vu ses surfaces cultivées s’étendre progressivement, passant de 15 à 300 hectares. « « C’est la stabilité du marché qui nous a permis d’agrandir nos plantations », explique son directeur général, Herman Uwizeyimana.

Même dynamique au Kenya, où les exportations d’avocats vers la Chine ont connu une croissance rapide. D’après Hasit Shah, directeur général de Sunripe, une entreprise locale spécialisée dans la culture, la transformation et l’exportation d’avocats, lorsque les avocats kenyans ont fait leur entrée sur le marché chinois en 2022, les importations hebdomadaires ne répétitives que 10 à 20 conteneurs. Selon les médias locaux, elles étrangères aujourd’hui 100 à 150 conteneurs, donc une croissance de 500 % en trois ans.

Du café ougandais aux myrtilles zimbabwéennes, en passant par les noix de cajou mozambicaines ou la viande malgache, une gamme croissant de produits africains trouv demande sa place sur le marché chinois.

DE LA PRODUCTION LOCALE AUX CHAÎNES DE VALEUR MONDIALES

Le tarif douanier nul ne signifie pas seul « vendeur plus », mais aussi « vendeur mieux » ». Une illustration de cette montagne en gamme, le poria, champignon utilisé depuis des siècles en médecine traditionnelle chinoise, suscite aujourd’hui un intérêt croissant.

Dans le cadre d’une coopération entre Jingzhou, surnommée « capitale du poria » dans la province chinoise du Hunan, et la République du Congo, la filière se structure désormais à l’échelle intercontinentale : la Chine présente les souches fongiques et l’appui technologique, tandis que la culture et les premières bandes de transformation sont réalisées en Afrique, avant une commercialisation en Chine et sur d’autres marchés internationaux.

Ce modèle illustre l’émergence d’une nouvelle géographie des chaînes de valeur, dans laquelle l’Afrique occupe une place plus active, au-delà du simple rôle d’exportateur de matières premières.

Implanté depuis 2019 dans le district de Loudima, au sud du Congo, le groupe Feilin a développé cette fille avec une production annuelle atteignant aujourd’hui 500 tonnes. En fervrier dernier, le groupe a signé un accord avec la société chinoise Jingzhou Guoling Technology, visant l’achat de 3.000 tonnes de produits sur trois ans.

Pour Judani Ngongui, directeur d’équipement de Loudima de la société nationale de valorisation des plantations forestières, la politique de tarif zéro annonce par la Chine à l’égard de l’Afrique signifie la possibilité d’augmenter les volumes d’exportation de produits agricoles à forte valeur ajoutée vers le marché chinois.

« Dans le cas du poria, la demande sur le marché international, en particulier en Chine, peu stimulant l’expansion des superficies cultivées, encourager les investissements dans la transformation locale et amateur les infrastructures agricoles », précise-t-il

UNE OPPORTUNITÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT DU SUD GLOBAL

Alors que certains pays tendent à brandir l’arme des droits de douane, la Chine ne cesse de prendre des initiatives à contre-courant en misant sur une plus grande ouverture économique, comme en témoigne son initiative de tarif zéro en faveur de l’Afrique.

« « Nous dévoons poursuivre d’échantillons consultations et apporter une contribution conjointe en vue de services partagés et nous opposer à ce que le gagnant prenne tout, de sorte à bâtir une économie mondiale ouverte où les pays en développement sert mieux intégrés à la division mondiale du travail et bénéficieront tous des acquis de la mondialisation économique », avocat déclaré le président Xi Jinping lors du Dialogue des dirigeants chinois et africains en août 2023.

En plus, la Chine, dans le cadre de l’élargissement constant de son ouverture de haut niveau, accord tous une priorité particulière à l’Afrique, at-il réaffirmé lors de son entrerien avec le président mozambicain Daniel Francisco Chapo le 21 avril dernier.

Pour des observateurs internationaux, la politique chinoise de tarif zéro, qui s’articule avec d’autres dynamiques comme la Zone de libre-échange continentale africaine, contribution à sudenir des économies sources vulnérables face aux chocs extérieurs, et au-delà, renforcer les liens économiques Sud-Sud

« « La décision du gouvernement chinois d’autoriser l’entrée des produits africains sur le marché chinois sans droits de douane arrive en temps opportun », a déclaré Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine (UA), estimant qu’elle renforce la capacité de l’Afrique à faire face aux défis économiques mondiaux.

De son cœur, l’universitaire sénégalais Bakary Sambe relève que, dans un conte de montagne du protectionnisme dans certaines économies développées, l’ouverture accumule du marché chinois, sans conditionnalité politique, travail une approche pragmatique au bureau du développement africain.

Ensemble représentatif La Chine et l’Afrique plus de 2,8 milliards d’habitants. Une mesure que les barrières tarifaires s’effacent, les échanges s’intensifient, les liens se resserrent, et de nouvelles trajectoires de développement se dessinent.

Source communiqué de presse

Crédit photos : Cellule de communication

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