Journée africaine : le Congo supprime le visa pour les ressortissants du continent
La République du Congo franchit une nouvelle étape en faveur de l’intégration africaine. À compter du 1er janvier 2027, les ressortissants africains pourront entrer sur le territoire congolais sans visa. L’annonce a été faite le 25 mai à Brazzaville par le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, à l’occasion de la célébration de la 63e Journée de l’Afrique, organisée en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement.
Cette décision, saluée comme une avancée majeure pour la libre circulation des personnes sur le continent, traduit la volonté des autorités congolaises de renforcer l’intégration régionale et les idéaux panafricains. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités africaines, parmi lesquelles le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, ainsi que le président de la BAD, Sidi Ould Tah.
Dans son allocution, le chef de l’État congolais a insisté sur l’urgence d’accélérer la libre circulation des personnes et des biens en Afrique, tout en plaidant pour une intégration économique plus poussée et l’adoption d’un passeport africain unique. « À partir du 1er janvier 2027, l’entrée en République du Congo ne sera plus soumise au visa pour les ressortissants africains », a-t-il déclaré sous les applaudissements des participants.

Cette annonce intervient dans un contexte marqué par la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui vise à renforcer les échanges intra-africains et à favoriser le développement économique du continent. Pour Denis Sassou-Nguesso, l’avenir de l’Afrique repose notamment sur les infrastructures, le commerce régional et la mobilité des populations.
La célébration de la Journée de l’Afrique a également été l’occasion de rendre hommage à plusieurs figures historiques des luttes pour l’indépendance et l’émancipation du continent, notamment Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Barthélemy Boganda et Nelson Mandela.
Prenant la parole à son tour, Sidi Ould Tah a souligné la nécessité pour l’Afrique de consolider sa souveraineté économique à travers le développement des infrastructures, de l’énergie et de l’accès à l’eau. Il a réaffirmé l’engagement de la BAD à accompagner les États africains dans la mise en œuvre de projets structurants en faveur du développement durable du continent.
Par Gigie PAMBOU

