‘‘Fini les discours, place aux résultats concrets’’, dixit Okio
Les cadres et agents du ministère de la Réforme de l’État et des relations avec le Parlement ont été appelés à traduire les orientations gouvernementales en actions mesurables, à l’issue d’un séminaire interne d’orientation tenu les 23 et 24 juillet à Brazzaville.
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Placée sous le thème « Du bilan à l’action : consolider les acquis et accélérer les réformes du quinquennat 2026 », cette rencontre a permis de dresser le bilan du précédent quinquennat tout en définissant les priorités des cinq prochaines années.
Réunissant plusieurs participants, le séminaire s’inscrivait dans une démarche de renforcement des capacités des agents et d’appropriation des nouveaux référentiels de l’action publique. L’objectif affiché est de faire évoluer l’administration vers une culture de la performance, de l’évaluation et de la responsabilité.

Intervenant au cours des travaux, Roger Angouono-Moké, conseiller chargé de l’évaluation des réformes, a expliqué que le principal constat dressé concernait la faible appropriation des outils stratégiques par les agents de l’administration.
« Nous avons fait le bilan de ce qui a été réalisé, identifié les forces et les faiblesses. Nous avons surtout constaté que les principaux instruments de l’État n’étaient pas suffisamment appropriés par les agents », a-t-il indiqué.
Selon lui, les efforts porteront désormais sur une meilleure maîtrise du projet de société du président de la République, « Accélérer la marche vers le développement », du Programme d’action du gouvernement ainsi que du Plan stratégique de la réforme de l’État, considéré comme le document de référence pour la modernisation de l’administration publique.


Au-delà des orientations générales, le ministère entend lancer plusieurs projets structurants. Parmi eux figurent l’élaboration d’un référentiel national des écrits administratifs destiné à harmoniser les actes produits par les administrations publiques.
« Aujourd’hui, lorsqu’on examine certains actes administratifs, on constate qu’ils ne répondent pas toujours aux mêmes standards. Nous voulons mettre en place des normes communes afin d’améliorer la qualité et l’uniformité des documents administratifs », a-t-il précisé.
Autre chantier annoncé : la mise en place d’une politique nationale d’évaluation des réformes publiques. Celle-ci devra permettre de mesurer régulièrement les résultats obtenus, d’identifier les actions efficaces et de corriger les insuffisances.


Au cours du séminaire, plusieurs communications ont porté sur les missions du ministère, la conduite du changement, la culture de la performance, la modernisation de l’État ainsi que les relations entre le ggouvernement et le Parlement, nouvelle compétence confiée au département ministériel.
Les participants ont également été sensibilisés à l’importance de la gestion axée sur les résultats. Les intervenants ont insisté sur le fait que la performance ne repose pas uniquement sur l’atteinte d’objectifs chiffrés, mais également sur l’efficacité, l’efficience et la qualité du service rendu aux citoyens.
Interrogé sur les critiques récurrentes selon lesquelles les nombreux séminaires produisent peu d’effets concrets, le conseiller Angouono a rejeté cette lecture, estimant que les changements sont perceptibles, même s’ils restent progressifs.
« L’administration congolaise d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a dix ans. Les formations produisent des effets qu’il faut savoir mesurer », a-t-il soutenu.
Clôturant les travaux, le ministre de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement, Luc Joseph Okio, a exhorté les cadres et agents à transformer les enseignements du séminaire en résultats tangibles.
« Le véritable succès de cette rencontre ne sera pas mesuré à la qualité des échanges, mais à notre capacité à transformer nos résolutions en résultats concrets », a-t-il déclaré.
Le ministre a rappelé que la modernisation de l’administration constitue une priorité du gouvernement et exige davantage de professionnalisme, d’innovation, de coordination et d’évaluation permanente. Il a invité l’ensemble des agents à faire de la culture de la performance une réalité quotidienne afin de répondre aux attentes des citoyens en matière de qualité du service public.
À travers ce séminaire, le ministère affiche ainsi sa volonté de franchir une nouvelle étape dans la conduite des réformes administratives, en privilégiant désormais la mise en œuvre effective des décisions, l’évaluation des politiques publiques et l’amélioration continue de la gouvernance de l’État.
Crédit photos : La Brève Online

