Les soins obstétricaux et néonatals d’urgence priorisés à l’atelier

Les soins obstétricaux et néonatals d’urgence priorisés à l’atelier

Dans l’objectif de rendre disponibles et accessibles les soins obstétricaux et néonatals d’urgence (Sonu), dans les 12 départements du Congo,

le ministère de la Santé et de la population en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (Fnuap) organise du 25 au 27 août 2021 à Brazzaville, un atelier d’échange d’expériences entre cadres nationaux et internationaux de la santé.


Malgré de nombreux efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, le Congo fait parti des pays qui a un fort taux de mortalité maternelle et néonatale.


Parmi les interventions à haut impact pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, les soins obstétricaux et néonatals d’urgence ( Sonu) ont un rôle central.


Cet atelier sur le Sonu, fait suite à l’évaluation rapide des besoins en soins obstétricaux et néonatals d’urgence réalisé en 2014, qui a permis d’identifier sur les 240, 10 (4,1%) formations sanitaires réelles dont 9 (3,8%) Sonuc et 1 (0,4%) sonub. Les besoins satisfaits en Sonu sont estimés dans les formations sanitaires Sonu et pour celles enquêtées respectivement à 5,6% et 19,8% avec un taux de césarienne à 1,4% et 3,5%.


Toujours sur la base de ces résultats, le ministère de la santé a initié la construction de deux sous réseaux de maternité Sonu au niveau du département de la Sangha et de la Lékoumou. La tenue donc de cet atelier constitue la pierre angulaire dans le processus d’élaboration de la cartographie nationale des maternités Sonu.


L’atelier de développement du réseau des soins obstétricaux et néonatals d’urgence vise à apporter un appui technique aux départements sanitaires afin d’identifier un réseau de maternité à mettre en place et en mesure de fournir des services obstétricaux et néonataux de qualité aux populations dans les délais requis.
L’ensemble des 12 départements du Congo seront concernés par l’exercice de développement.


L’atelier qui se déroule présentement, concerne les directeurs départementaux, les représentants de l’Oms et d’autres experts dans le domaine.


Au nom du représentant du Fnuap, l’assistant Benoît Libali, a relevé que le gouvernement congolais accorde une importance particulière à la réduction des décès maternels et des nouveaux nés.
« L’engagement du système des Nations-Unies, à travers le Fnuap est de s’assurer que d’ici 2030, nous ayons zéro décès maternel évitable, zéro besoin non satisfait en planification familiale et zéro violence basée sur le genre, y compris les pratiques néfastes dont les mariages des enfants qui débouchent généralement des grossesses et accouchements qui laissent des traces indélébiles sur leur vie future », a-t-il souligné.


Le taux de mortalité maternelle est passé de 890 décès pour 100.000 naissances vivantes en 1990 à 781 en 2005 puis à 436 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 2015. La cible du gouvernement étant de 223 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes à l’horizon 2030.


L’évaluation nationale rapide réalisée en 2014 par le ministère de la santé dont les résultats sont disponibles, révèle l’insuffisante capacité du système de santé du Congo à apporter des réponses rapides et efficaces face aux complications des femmes et des nouveaux nés pour sauver leur vie. Ces résultats montrent que le Congo est encore loin des normes internationales recommandées qui sont cinq (5) maternités Sonu pour 500 000 habitants.


Rendre disponible et accessibles les soins obstétricaux et néonatals d’urgence, c’est s’inscrire dans la Vision 2030. « L’atelier de ce jour est donc l’occasion pour vous de mettre du contenu sur les concepts de Sonu de base et de Sonu-complet en profitant de l’expertise des consultants internationaux. Je tiens à vous signaler que les recommandations isuues de vos travaux sont attendues par le ministre de la santé, dans les perspectives de la mise en place du comité national Sonu », a signalé Jean Ignace Tendelet, directeur de cabinet du ministre de la santé dans son mot d’ouverture.

A gauche l’assistant Rep du Fnuap, le directeur de cabinet du ministre au milieu et les experts

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