Des tableaux photos pour éveiller les élèves sourds à la lutte contre la désinformation
Plusieurs tableaux photos ont servi, le 13 mai, de support pédagogique pour sensibiliser les élèves de l’Institut des jeunes sourds aux dangers de la désinformation et à l’importance de l’éducation aux médias et à l’information (Emi).
Cette initiative portée par Initiative Stop Désinfo, en partenariat avec Journalisme Éthique Congo (Jec) et Fact Check Congo, visait à développer l’esprit critique des jeunes en situation de handicap face aux contenus qui circulent sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques.
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Créée par l’artiste plasticienne congolaise Jussieu Nsana, l’exposition a permis d’aborder, à travers l’art visuel, les conséquences des fausses informations dans la société et en milieu scolaire. Les organisateurs ont voulu montrer que les élèves handicapés ne doivent pas être exclus des campagnes de sensibilisation sur les enjeux du numérique et de l’information.
Prenant la parole à cette occasion, Laura Tchicaya a expliqué que cette activité avait pour objectif d’aider les élèves à mieux analyser les informations qu’ils reçoivent quotidiennement.



« Il est important que ces jeunes apprennent à vérifier les contenus avant de les partager, afin de ne pas devenir des relais involontaires de fausses informations », a-t-elle indiqué, soulignant la nécessité de faire des élèves des acteurs engagés dans la lutte contre la désinformation au Congo.
Au cours de l’exposition, le journaliste et formateur Chris Atongui a animé une séance d’échanges autour des différentes formes du désordre informationnel : la désinformation, la malinformation et la mésinformation.



Selon lui, la désinformation consiste à diffuser volontairement de fausses informations dans le but d’influencer l’opinion publique. La malinformation, quant à elle, repose sur l’utilisation d’informations vraies mais sorties de leur contexte pour manipuler ou nuire. Enfin, la mésinformation correspond à la diffusion involontaire d’informations inexactes, souvent causée par un manque de vérification ou une mauvaise compréhension des faits.
Les élèves ont également été initiés aux différents canaux de diffusion de l’information, notamment la radio, la télévision, la presse écrite et les réseaux sociaux. Une manière de leur apprendre à identifier les sources fiables et à adopter de meilleurs réflexes face aux contenus numériques.


Pour Chris Atongui, l’éducation aux médias et à l’information constitue aujourd’hui un outil indispensable pour combattre la prolifération des fake news, des théories complotistes et des manipulations en ligne.
« L’Emi permet de développer une pensée critique, de promouvoir l’éthique numérique et de former des citoyens responsables dans l’usage des réseaux sociaux », a-t-il affirmé.


Cette activité s’inscrit dans une série d’actions déjà menées par Initiative Stop Désinfo, Journalisme Éthique Congo et Fact Check Congo. Plusieurs sessions de formation ont notamment été organisées à Brazzaville et à Pointe-Noire entre novembre 2025 et février 2026, aussi bien pour les journalistes que pour les élèves, autour des enjeux liés à la lutte contre la désinformation en République du Congo.
Rédigé par Kesnov Médurin Ngolali
Crédit photos : La Brève Online

