Objectif réduction de la mortalité maternelle, 340 sages-femmes formées entre 2022 et 2025
Au total, 340 sages-femmes ont été formées de 2022 à 2025, dans le cadre de la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale au Congo, a-t-on indiqué, le 05 mai 2026 à Brazzaville, lors de la célébration de la journée mondiale de la sage-femme.
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Cette information a été donnée au cours de l’atelier organisé à cette occasion, en partenariat par le ministère de la Santé et de la population, le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) et l’Association nationale des sages-femmes du Congo (Anasafco).
Dans son exposé, Nkédi a fait savoir qu’en 2022, la formation a produit 71 diplômées, 116 en 2023 ; 70 en 2024 et 83 en 2025. Soulignant le caractère régulier de cette production, elle a dit par ailleurs que comparée aux besoins croissants du système de santé, elle devrait être poursuivie avec plus d’ampleur.
Pour ce qui est des modules enseignés pour la qualification des sages-femmes, elle en a cité plusieurs, entre autres la planification familiale, la gynécologie, les pathologies obstétricales, la pédiatrie et la nutrition.
En vue de d’atteindre l’opérationnalité des apprenantes, a-t-on indiqué, la formation théorique est soutenue par des travaux pratiques accompagnés de stages dans des structures sanitaires, pour les trois niveaux d’enseignement (1ère, 2ème et 3ème années). « La formation repose sur un modèle solide orienté vers la pratique », a-t-on noté.
Au sujet de la pratique du métier, il a été rappelé qu’elle se fait suivant cinq étapes essentielles de soins, à savoir la préconception, le suivi grossesse, l’accouchement sécurisé, les soins néonataux et la planification familiale. Chacune de ces étapes exigeant une certaine expertise, les participantes à l’atelier ont été exhortées à intérioriser la pensée selon laquelle « Une sage-femme qualifiée à chaque étape sauve des vies ».
L’exposé ainsi suivie a traduit la volonté de l’Anafaco à participer à l’atteinte de l’objectif commun cité par le ministre en charge de la Santé, Jean-Rosaire Ibara, et pour lequel se justifie l’engagement des partenaires techniques et financiers, entre autres l’Unfpa : « Zéro décès maternel évitable ».
C’est dans ce sens que la présidente de l’Anafaco, dans son discours, a rappelé le principe fondamental qui dit qu’« aucune femme ne devrait mourir en donnant la vie ». Allant dans le même sens, et dans le noble souci d’œuvrer à la préservation de la vie des femmes pendant l’accouchement, la représentante de l’Unfpa, Dr Agnès Kayitankore, a fait en lingala une exhortation pathétique aux participantes : « Bino bozali bato ya liboso ya kobatela mpo na kopekisa liwa ya bamama mpe ya bana oyo bauti kobotama ».
Crédit photo : La Brève Online (image d’archive journée sage-femme 2025)

