Le déficit en personnel qualifié, un des obstacles à la réduction de la mortalité néonatale, dixit le Pr Ibara
Le ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean Rosaire Ibara, a tiré la sonnette d’alarme, le 5 mai 2026 à Brazzaville, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la sage-femme, qu’à l’échelle mondiale, selon les données des experts, le déficit en personnel qualifié demeure l’un des principaux obstacles à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.
Célébrée sur les thèmes « Un million de sages-femmes en plus », au niveau mondial, et « Plus de sages-femmes compétentes en activité pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale », à l’échelle nationale, cette journée a été pour le ministre en charge de la Santé l’occasion de souligner l’impérieuse nécessité d’investir davantage dans les sages-femmes, car cela va concourir à l’amélioration et à la préservation de la santé, autant qu’à la sauvegarde de la dignité et de l’avenir de l’humanité.
A son avis, particulièrement au Congo, cet investissement implique la formation continue, pour la compétence et l’actualisation des connaissances ; l’activité effective, pour une présence qualifiée permanente dans les centres de santé intégrés et les zones rurales.

Dans cette optique, a-t-il dit, relativement à l’objectif visé, « Zéro décès maternel et néonatal », sous l’impulsion du Président de la république et sous la conduite du Premier ministre, le gouvernement s’est engagé à améliorer les conditions de travail et le plateau technique des maternités, renforcer les effectifs par des recrutements ciblés, promouvoir l’autonomie et valoriser le statut professionnel de la sage-femme congolaise.
Ayant exprimé la gratitude du gouvernement aux partenaires techniques et financiers pour leur appui constant, le Pr Jean-Rosaire Ibara a rendu un hommage aux sages-femmes qui, à ses yeux, sont de véritables gardiennes de la vie. Ainsi, il les a exhortées à demeurer ces mains expertes qui « accueillent l’avenir du Congo ».
Rédigé par Benjamin MANKEDI

