Les notaires du Congo autour de la dépouille de Mouké

Les notaires du Congo adressent un suprême adieu à Me Elisabeth Chantal Mouke

La Chambre nationale des notaires du Congo a rendu, le 04 mai 2026, au Palais justice de Brazzaville, un dernier hommage à Me Elisabeth Chantal Mouké, notaire et membre de cette structure, décédée récemment dans la ville capitale, des suites d’un Accident cardio-vasculaire (Avc).

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Dans son oraison funèbre, la présidente de cette chambre, Me Christelle Bouanga-Gniangaise, s’est refusé à croire que la disparition de Me Elisabeth Chantal Mouké ait été une fatalité, mais plutôt l’expression de la volonté divine.

Témoignant de sa profonde émotion, autant que de celle du collectif des notaires du Congo, elle a jugé cruelle la mort ayant arraché de façon prématurée cette consœur qui « avait encore une belle carrière à parcourir ».

En effet, après de longues et âpres années d’études et de formation, Me Elisabeth Chantal Mouké n’a exercé la profession tant désirée et aimée avec passion que durant 21 mois, une si courte durée au cours de laquelle elle a brillé par le savoir-faire, « sa modestie, son esprit de discipline et sa loyauté qui lui ont valu l’estime et la sympathie de ses confrères ».

Evoquant sa vie matrimoniale, Me Christelle Bouanga-Gniangaise a loué le caractère vertueux de la défunte, dont l’affection ne tarissait point dans sa vie familiale, notamment pour ses parents et ses trois enfants, à qui elle a transmis ses valeurs morales.  A titre d’illustration, elle a cité le texte biblique selon lequel « le juste ne meurt pas tout entier, il laisse derrière lui la trace de ses vertus. »

La cérémonie du suprême adieu a été aussi marquée par le rituel du retrait de la toge. Mené par la présidente de la Chambre nationale des notaires du Congo, il a consisté à libérer l’illustre disparue de l’engagement professionnel pris lors de la prestation de serment.

Dans son témoignage, Me Ch. J. Locko-Mafina a dit avoir « connu Me Elisabeth Chantal Mouké il y a plus d’une décennie, alors qu’elle était juriste-collaboratrice à l’Office notarial de Me Ntandou-Ly Rama », où elle a été une travailleuse disponible, loyale, profondément dévouée et engagée pour la performance du cabinet.

Reconnaissant en cette consœur l’incarnation de l’honnêteté, elle a fait savoir que son savoir-faire a été le résultat de tant d’années de labeur et de persévérance. Ainsi, elle a regretté que cette consœur si entreprenante n’ait pas eu le temps de réaliser le projet qui la tenait à cœur, « il y a à peine un an et quelques mois ».

Lors du recueillement, plusieurs personnalités du corps judiciaire congolais se sont prosternées, à tour de rôle, devant la dépouille de l’illustre disparue, entre autres le représentant du Garde des sceaux, ministre de la justice, des droits humains et de la promotion  des peuples autochtones ; le procureur général près la Cour suprême, les membres de la Cour suprême, l’avocat général près la Cour suprême et le président de la Cour d’appel de Brazzaville.  

Née le 13 mai 1972 à Brazzaville, Me Elisabeth Chantal Mouké « a tiré sa révérence au crépuscule du 24 avril 2026 au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville (CHU-B). Au terme de ses études, sanctionnées par une licence ainsi qu’une maîtrise en droit public, et de ses formations, elle a été nommée notaire le 22 mai 2024 et a prêté serment le 28 juin de la même année.

Rédigé par Benjamin MANKEDI

Crédit photos : La Brève Online

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