Renforcer les contrôles aux frontières, priorité de la CEMAC face à la menace Ebola
Afrique-centrale/Santé
Le renforcement des contrôles sanitaires aux frontières s’impose désormais comme la principale priorité de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) pour empêcher l’introduction de la maladie à virus Ebola (Mve) dans la sous-région.
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Réunis à Brazzaville du 6 au 8 juillet, experts de santé publique, responsables des points d’entrée, partenaires techniques et représentants des six États membres ont arrêté une série de recommandations destinées à renforcer la vigilance régionale face à la résurgence de l’épidémie en République démocratique du Congo (Rdc) et en Ouganda.
Cette rencontre s’inscrivait dans la mise en œuvre de la feuille de route régionale adoptée le 13 juin dernier par les ministres de la Santé de l’Union économique de l’Afrique centrale (Ueac). L’objectif était de coordonner les stratégies de prévention, d’harmoniser les procédures d’intervention et de préparer les pays membres à une éventuelle importation du virus.

À la clôture des travaux, le commissaire de la Cemac, chargé du département de l’Éducation, de la recherche et du développement social, des droits de l’homme et de la bonne gouvernance Fulgence Likassi-Bokamba, a indiqué que cette réunion marque une nouvelle étape dans la riposte régionale. Après l’adoption de la feuille de route, il s’agit désormais de passer à sa mise en œuvre grâce à un budget estimé à près de 1,17 milliard de francs CFA pour financer les actions prioritaires entre juin et décembre 2026.
Les échanges ont permis d’évaluer les dispositifs de surveillance sanitaire aux postes frontaliers terrestres, fluviaux et aériens, tout en tirant les enseignements de l’expérience de la Rdc, principal foyer de l’épidémie avec plus de 98 % des cas recensés dans la région. Les experts ont souligné que la détection précoce des cas, la rapidité de la prise en charge et la mobilisation des communautés demeurent les piliers d’une riposte efficace.


Les échanges ont permis d’évaluer les dispositifs de surveillance sanitaire aux postes frontaliers terrestres, fluviaux et aériens, tout en tirant les enseignements de l’expérience de la Rdc, principal foyer de l’épidémie avec plus de 98 % des cas recensés dans la région. Les experts ont souligné que la détection précoce des cas, la rapidité de la prise en charge et la mobilisation des communautés demeurent les piliers d’une riposte efficace.
Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées. Les participants ont notamment préconisé le renforcement des contrôles sanitaires dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers, l’amélioration des capacités des laboratoires, le développement des systèmes de surveillance épidémiologique, l’harmonisation des protocoles d’intervention ainsi qu’une coopération transfrontalière plus étroite entre les États membres.

En privilégiant le renforcement des contrôles aux frontières et une meilleure coordination régionale, la Cemac entend bâtir une première ligne de défense capable de limiter les risques de propagation d’Ebola dans un espace marqué par d’importants flux de populations et d’échanges transfrontaliers.
Crédit photos : La Brève Online

