CNTR : le Congo renforce son positionnement dans la lutte africaine contre la corruption

La République du Congo poursuit son offensive diplomatique et institutionnelle en matière de gouvernance. À l’occasion de la 8ᵉ Assemblée générale annuelle de l’Association des autorités anti-corruption d’Afrique (Aaaca), tenue à Nairobi, au Kenya, le pays a enregistré plusieurs avancées majeures qui confortent son engagement dans la promotion de la transparence et de la lutte contre la corruption.

Lire aussi : https://labreveonline.com/renforcer-les-controles-aux-frontieres-priorite-de-la-cemac-face-a-la-menace-ebola/

Conduite par le président de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (Cntr), Joseph Mana Fouafoua, et le président de la Haute Autorité de lutte contre la corruption (Halc), Emmanuel Ollita Ondongo, la délégation congolaise a pris une part active aux travaux réunissant plus de quarante pays africains autour du renforcement de la coopération continentale face aux nouvelles formes de corruption.

Placée sous le thème de la coopération institutionnelle, de l’innovation et du partage des bonnes pratiques, cette rencontre continentale a été ouverte par la procureure générale du Kenya, Dorcas Oduor, représentant le président William Ruto, en présence des responsables de la Commission kényane d’éthique et de lutte contre la corruption (Eacc).

Les échanges ont porté sur l’harmonisation des mécanismes de prévention, le renforcement des dispositifs de répression, ainsi que sur l’amélioration de la coopération entre les institutions africaines chargées de combattre les infractions économiques et financières.

L’un des temps forts de cette assemblée a été le lancement officiel du Centre africain de recherche et d’études sur la corruption (Cereac). Cette nouvelle structure panafricaine aura pour vocation de produire des recherches scientifiques, d’accompagner les États dans l’élaboration de politiques publiques, de renforcer les capacités des autorités nationales et de favoriser le partage d’expériences entre pays africains.

Pour le Congo, cette rencontre a surtout été marquée par l’intégration officielle de la Cntr au sein de l’Association des autorités anti-corruption d’Afrique. Cette adhésion constitue une reconnaissance du travail engagé par l’institution congolaise en matière de transparence dans la gestion des finances publiques et de promotion de la bonne gouvernance.

Autre avancée significative, la signature d’un protocole d’accord entre la Cntr et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei) du Mali. Paraphé avec son directeur général, le Dr Modibo Sacko, ce partenariat vise à développer les échanges d’expertise, la formation des cadres et la coopération technique entre les deux institutions afin de renforcer l’efficacité des mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption.

À l’issue de cette assemblée générale, le Dr Modibo Sacko a d’ailleurs été élu président de l’Aaaca, ouvrant une nouvelle étape dans la coordination des politiques africaines de lutte contre la corruption.

Par cette participation remarquée, la Cntr et la Halc ont porté la voix du Congo au sein des principales instances africaines de gouvernance. Les résultats obtenus à Nairobi témoignent d’une volonté de renforcer la crédibilité du pays sur les questions de transparence, de responsabilité dans la gestion des ressources publiques et de coopération internationale contre les pratiques corruptives.

Ces avancées s’inscrivent dans la stratégie nationale de consolidation de la gouvernance publique, fondée sur la transparence, la reddition des comptes et le renforcement des partenariats africains dans la lutte contre les crimes économiques et financiers.

Par Rino Chardin

Crédit photo : image prise sur Google

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You cannot copy content of this page