L'affiche annonçant l'événement

Assemblées annuelles de la BAD : Brazzaville veut transformer l’essai économique africain

Le ministre en charge du Plan, également président du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement (Bad), Ludovic Ngatse a souligné au cours d’une tribune l’importance stratégique des Assemblées annuelles 2026 de l’institution panafricaine, prévues du 25 au 29 mai à Brazzaville. Selon lui, cette grand-messe financière constitue un levier majeur pour orienter les politiques de développement du continent et renforcer la mobilisation des ressources en faveur de l’Afrique.

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Ces assemblées, les premières organisées sous la direction du nouveau président de la Bad, le Dr Houle de Carpe, ambitionnent d’accélérer le financement du développement africain grâce à des mécanismes innovants et à une coopération renforcée entre les États membres et les partenaires internationaux.

Pour les autorités congolaises, l’enjeu dépasse largement le cadre institutionnel. Le Congo entend faire de cet événement une véritable vitrine économique afin d’attirer investisseurs, bailleurs et grands groupes internationaux.

« Ce que le Congo peut gagner de ces assemblées est colossal », a affirmé le ministre, évoquant une occasion unique de présenter les potentialités du pays dans plusieurs secteurs stratégiques. Infrastructures, mines, agriculture, environnement, tourisme, industrie ou encore transport ferroviaire figurent parmi les domaines susceptibles d’attirer de nouveaux financements.

Elles espèrent notamment renforcer les partenariats autour de projets structurants, à l’image du pont route-rail sur le fleuve Congo, du développement ferroviaire ou encore des investissements dans les secteurs minier et agricole. Pour le gouvernement, ces investissements pourraient contribuer à améliorer durablement la situation économique nationale et créer davantage d’opportunités pour la jeunesse congolaise.

La rencontre a également permis de faire le point sur la coopération entre la Bad et le Congo, marquée par plusieurs projets déjà engagés, dont la construction d’un Datacenter destiné à soutenir la transformation numérique du pays.

Au-delà des projets nationaux, les échanges ont mis en lumière la volonté croissante de l’Afrique de repenser son modèle de financement du développement. Face à la prudence de certains bailleurs internationaux et aux mutations économiques mondiales, les responsables africains plaident désormais pour une architecture financière plus autonome et davantage adaptée aux réalités du continent.

Le président du Conseil des gouverneurs estime que l’Afrique dispose de ressources internes encore insuffisamment exploitées. Selon lui, des capitaux importants restent « hors du circuit économique » et pourraient être mieux mobilisés pour soutenir les ambitions de développement du continent.

Tout en reconnaissant la nécessité de maintenir les partenariats internationaux, il a rappelé que l’Afrique demeure aujourd’hui l’un des espaces les plus prometteurs en matière de rentabilité des investissements.

À quelques jours de l’ouverture officielle des travaux, le président du Conseil des gouverneurs s’est félicité de l’état d’avancement des préparatifs et s’est voulu rassurant quant à la capacité de Brazzaville à accueillir avec succès cet événement continental d’envergure.

Commenté par Gigie PAMBOU

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