Tchicaya-Oboa dément toute autorisation de dégradation du matériel scolaire
Pendant qu’une vive polémique enfle sur les réseaux sociaux autour de l’utilisation d’un établissement scolaire pour une activité associative présumée ayant entraîné des dégradations de matériel pédagogique, la directrice de cabinet du ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Régine Tchicaya-Oboa a tenu à apporter des clarifications afin de rétablir les faits.
Dans une interview accordée à notre rédaction le 26 mai 2026 par téléphonie mobile, Régine Tchicaya-Oboa, directrice de cabinet du ministre, a expliqué que toute demande d’occupation d’un établissement scolaire suit une procédure administrative stricte, impliquant plusieurs niveaux d’examen avant validation finale par le ministre.
Selon elle, les demandes adressées au ministère sont d’abord analysées par les services compétents et les conseillers techniques avant qu’une décision ne soit prise. « Le ministre est le dernier à donner des instructions pour accorder ou refuser une autorisation », a-t-elle précisé, rejetant ainsi les accusations laissant croire à une autorisation accordée de manière légère ou irrégulière.
La directrice de cabinet a surtout insisté sur un point : aucune autorisation n’est donnée pour l’utilisation du matériel didactique ou du mobilier scolaire. « Quand nous autorisons une activité, c’est uniquement pour l’occupation de l’espace. Les organisateurs doivent venir avec leur propre matériel », a-t-elle affirmé.
Face aux critiques relayées sur les plateformes numériques, le ministère affirme avoir ouvert des recherches internes afin d’identifier l’origine exacte du courrier ayant conduit à cette autorisation ainsi que les circonstances précises de l’activité concernée.
Tchicaya-Oboa estime par ailleurs que certaines publications diffusées sur les réseaux sociaux déforment volontairement les faits dans le but de discréditer certaines personnalités administratives. Elle rappelle que les établissements scolaires sont régulièrement sollicités pour diverses activités publiques, notamment les élections, les colonies de vacances ou des actions associatives, sans que cela ne signifie une autorisation de détériorer les biens de l’État.
Le ministère assure enfin qu’il prendra toutes les mesures nécessaires si des responsabilités sont établies, tout en appelant l’opinion publique à éviter les conclusions hâtives avant la fin des investigations.
Notons qu’il s’agit ici du CEG de la liberté récemment inauguré par le chef de l’Etat.

