Passation au ministère des Affaires étrangères : entre reconnaissance et ambition diplomatique renouvelée
La passation des dossiers s’est faite le 26 avril entre Jean Claude N’Gakosso, ministre des affaires étrangères, de la francophonie et des congolais de l’étranger sortant, et Constant Serge Bounda, ministre entrant. Les deux réunis autour d’un même engagement : poursuivre avec rigueur et dévouement la mission diplomatique du Congo.
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Après près de onze années à la tête de la diplomatie congolaise, Jean-Claude Gakosso a exprimé une profonde reconnaissance envers le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, saluant la confiance constante dont il a bénéficié. Revenant sur son parcours au service de l’État, de la Culture aux Affaires étrangères, il s’est dit honoré par cette expérience, qu’il considère comme l’aboutissement d’un long engagement public.
Dans une allocution empreinte de sobriété, le ministre sortant a tenu à rassurer quant à la continuité de l’action diplomatique, affirmant transmettre un outil solide. Il a mis en avant les compétences de son successeur, diplomate aguerri passé par les Nations-Unies et plusieurs représentations à l’étranger, soulignant notamment sa maîtrise des enjeux internationaux et son expérience du terrain.
Prenant la parole, Constant Serge Bonda a aussi exprimé sa gratitude au président de la République ainsi qu’au Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, pour la confiance placée en lui. Conscient de l’ampleur de la tâche, il a affirmé sa détermination à défendre les intérêts du Congo sur la scène internationale avec loyauté et efficacité.

Le nouveau chef de la diplomatie a insisté sur la nécessité d’adapter l’action extérieure du pays à un contexte international en mutation, marqué par des tensions croissantes et une recomposition des équilibres géopolitiques. Il a rappelé que la diplomatie demeure un levier stratégique pour soutenir le projet présidentiel axé sur l’accélération du développement, en particulier à travers le renforcement des partenariats extérieurs.
Parmi les axes prioritaires évoqués figurent le dynamisme des relations bilatérales, une présence accrue du Congo au sein des organisations internationales, ainsi que la valorisation des ressources humaines du ministère. Le rôle de la diaspora congolaise a également été mis en avant comme un atout majeur, appelant à une mobilisation accrue des compétences nationales à l’étranger.


Cette transition à la tête de la diplomatie congolaise s’inscrit ainsi dans une logique de continuité maîtrisée, tout en amorçant une nouvelle dynamique tournée vers l’efficacité, le développement économique et le rayonnement international du pays.
Crédit photos : La Brève Online

