Le système hospitalier congolais face à ses défis : une revue à mi-parcours pour redresser les performances

À mi-chemin de l’année 2026, les responsables des établissements hospitaliers du Congo sont appelés à faire leur examen de conscience.

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Réunis à Brazzaville le 14 juillet dans le cadre de la revue à mi-parcours des activités hospitalières, les acteurs du secteur de la santé évaluent les résultats obtenus au premier semestre, identifient les insuffisances et définissent les priorités pour améliorer durablement la qualité des soins offerts aux populations.

Les travaux lancés par le ministre de la Santé et de la population, le Pr Jean-Rosaire Ibara, cette rencontre de quatre jours rassemble les responsables des hôpitaux publics et privés, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants des agences du système des Nations unies. L’objectif est de mesurer le niveau d’application des recommandations formulées lors de la précédente revue hospitalière et de renforcer la gouvernance des établissements de santé.

Le ministre a également averti que cette revue ne devait pas rester un simple exercice administratif. Les recommandations qui en découleront devront être concrètes, suivies d’effets et faire l’objet d’un mécanisme rigoureux de suivi évaluation dans chaque établissement de santé. Pour lui, la redevabilité et la culture des résultats doivent désormais constituer les fondements de la gouvernance hospitalière.

Dans son allocution de circonstance, le directeur général des soins et services de santé, le Pr Henri Germain Monabeka, a souligné que cette revue constitue un cadre privilégié d’évaluation des performances hospitalières. Selon lui, elle permettra d’analyser les difficultés rencontrées, de partager les bonnes pratiques et d’identifier des solutions concrètes afin d’améliorer l’accès des populations à des soins de qualité. Les travaux portent notamment sur l’assurance maladie universelle, la digitalisation du système de santé et la mise en œuvre des recommandations pour le second semestre 2026.

Les premiers constats dressés à l’occasion de cette évaluation mettent toutefois en évidence de nombreuses difficultés. Le manque de financement, l’insuffisance du personnel qualifié ainsi que le déficit en équipements médicaux limitent considérablement les performances des hôpitaux. « Les choses se font, mais les indicateurs ne sont pas à la hauteur de nos attentes », a reconnu le Pr Henri Germain Monabeka, appelant à des ajustements pour améliorer les résultats d’ici la fin de l’année.

Le représentant résident de l’Oms au Congo, le Dr Vincent Dossou Sodjinou, a salué cette démarche de gouvernance participative. Il estime que cette revue représente une étape stratégique pour consolider les acquis, corriger les insuffisances et accélérer la réforme hospitalière au Congo. Ila a également attiré l’attention sur le contexte sanitaire régional, marqué par la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, qui impose un renforcement de la préparation des structures hospitalières face aux urgences sanitaires.

Les responsables de santé ont rappelé que le renforcement du système national de santé figure parmi les engagements majeurs du projet de société du Président de la République. Ils ont décliné quatre priorités gouvernementales : la valorisation des ressources humaines, le développement des infrastructures sanitaires, l’amélioration de la gouvernance hospitalière et le relèvement de la qualité des soins. Ils ont aussi insisté sur la responsabilité des gestionnaires d’hôpitaux, désormais appelés à rendre compte de manière transparente de l’utilisation des ressources publiques et des résultats obtenus.

Au terme de ces assises, les autorités sanitaires espèrent disposer d’une feuille de route opérationnelle permettant de lever les principaux obstacles identifiés, notamment l’accès aux soins, le financement des hôpitaux, la formation des ressources humaines, l’amélioration des équipements et le renforcement de la qualité des services. L’ambition affichée est de bâtir un système hospitalier plus performant, capable de répondre efficacement aux attentes des populations congolaises.

Par Sarah OBAMBI

Crédit photos : La Brève Online

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