»La littérature, seul espace de liberté », dixit Emeraude Kouka
Au cours d’un échange avec le public autour de son nouveau livre intitulé ‘’On n’osera plus bronzer à poil sur les balcons’’, organisé le 24 juillet 2026 à l’Institut français du Congo (Ifc), dans le cadre de l’activité culturelle dénommée ‘’Rencontre littéraire’’, l’écrivain congolais Emeraude Kouka a déclaré que la littérature est le seul espace de liberté, en ce sens que l’écriture lui permet d’être lui-même.
Connu du public en tant que poète, Eméraude Kouka a présenté à cette occasion son premier roman, publié en 2026 aux Editions Vénus d’Ebène, à Cotonou au Benin. Divisé en trois parties titrées, notamment ‘’Une femme dans la lune’’, ‘’Yila dans un autre monde’’ et ‘’L’exil de l’Anachorète’’, ce livre compte 259 pages.
Ce roman véhicule une histoire construite sur série de mythes, dont celui de la femme supposée dans la lune, portant sur la tête un fagot de bois et un enfant au dos, un mythe dénué de toute frontière culturelle. Il s’agit d’une fable où l’imaginaire semble dénaturer le réel pour amener le lecteur à percevoir des réalités insoupçonnées.

Selon l’auteur, la rédaction de cet ouvrage est la résultante d’un mariage de deux facteurs essentiels, la passion pour la littérature et l’apprentissage à l’écriture lors des ateliers à l’Ifc. Ce livre, a-t-il poursuivi, découle du désir insurmontable d’écrire une histoire fantastique en explorant les réalités kongos.
Dans sa narration, loin de bâtir sa fable autour d’un personnage central, comme cela est souvent le cas dans la plupart des œuvres romanesques, Emeraude Kouka a choisi de faire mouvoir d’autres acteurs libres, de sorte que chacun puisse construire son existence sans apparence de figurant, entre autres Ta Manzangu, un vieil homme dont les pouvoirs mystiques ont, d’une part, aidé au dénouement de quelques situations désespérées ; d’autre part, ont suscité des convoitises qui lui ont coûté un kidnapping.
Dans son appréciation du roman ainsi présenté, le critique littéraire Obambe Gakosso a noté la simplicité du style utilisé, d’où la facilité de le lire et de s’en approprier le contenu « qui fait penser à tout, parle de tout, fait rigoler de tout et fait se battre les personnages pour tout ».
Poète et critique littéraire, Emeraude Kouka est le conseiller aux arts et aux lettres du ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs. Parmi ses publications, figurent ‘’Hérésiarque, toute la lyre’’ et ‘’A biste de nas’’, deux recueils de poèmes.
Crédit photos : La Brève Online

