Les acteurs du secteur fiscal

Fiscalité : campagne d’explication de la nouvelle loi de finances 2026

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Une campagne nationale de vulgarisation des nouvelles dispositions fiscales de la nouvelle loi de finances a été lancée le 2 juin à Brazzaville afin de permettre aux acteurs concernés de mieux comprendre les réformes fiscales, d’en saisir les opportunités et d’anticiper les obligations qui en découlent.


Ces nouvelles réformes fiscales sont contenues dans la loi n°42-2025 du 31 décembre 2025 portant loi de finances pour l’exercice 2026.


A terme, cette démarche vise à accompagner l’Etat vers une collecte des recettes plus équitable et plus efficace, tout en renforçant la maîtrise du budget-programme fondé sur la gestion axée sur les résultats, où chaque franc Cfa dépensé doit produire un impact concret pour les populations.


Cette campagne de vulgarisation a été lancée par le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka, en présence du directeur général des Impôts et des domaines, Ludovic Itoua, du président de l’Ordre national des experts-comptables du Congo, Brice Voltaire Etou Obami, ainsi que des représentants des commissions Économie et Finances du Parlement, des administrations publiques et du secteur privé.


Cette campagne constitue un cadre d’échanges entre l’administration fiscale et les contribuables afin de clarifier les nouvelles mesures et d’en assurer une application harmonieuse. Selon le directeur général des Impôts et des Domaines, cette démarche s’inscrit dans une logique de « transparence, de pédagogie et de proximité » visant à renforcer la compréhension des réformes fiscales par les usagers.


Dans son allocution, Christian Yoka a mis en avant les principaux outils appelés à moderniser le système fiscal congolais. « Dans le domaine fiscal, ces réformes s’appuient sur deux leviers majeurs que sont FOUTA et le SFEC », a-t-il déclaré.
Le premier levier, l’application Fouta, permettra la dématérialisation complète du paiement des impôts et taxes.

Grâce à cette plateforme numérique, les contribuables pourront effectuer leurs paiements de manière sécurisée, instantanée et sans déplacement. Le système offrira également un lettrage automatique des comptes fiscaux et l’émission immédiate de quittances électroniques consultables par les contribuables, les administrations concernées et les organes de contrôle.


Le second outil, le Système de Facturation Électronique Certifié (SFEC), vise à renforcer la collecte des impôts indirects, notamment la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). En assurant une connexion directe entre les systèmes de facturation des entreprises et l’administration fiscale, le dispositif garantira une meilleure traçabilité des opérations économiques et contribuera à la lutte contre la fraude fiscale.


Pour le ministre des Finances, ces innovations traduisent la volonté du gouvernement de bâtir un système fiscal plus moderne, plus transparent et plus équitable. « Il s’agit d’un gage de justice fiscale, où chaque acteur paiera ce qu’il doit, ni plus, ni moins », a-t-il souligné.


Christian Yoka a également rappelé que les réformes fiscales de 2026 s’inscrivent dans le processus d’harmonisation de la législation congolaise avec les normes communautaires de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Elles poursuivent deux objectifs majeurs : l’amélioration du dispositif fiscal national à travers la simplification des procédures, notamment la généralisation du télépaiement, et la transposition de la directive communautaire relative à l’harmonisation de l’imposition des revenus et des bénéfices dans les États membres de la CEMAC.


Pour le directeur de la réglementation et du contentieux, Alain Frédéric Kanga, a rappelé que l’administration fiscale s’est vu assigner un objectif ambitieux de mobilisation des recettes pour 2026.


Il a souligné que la loi de finances intègre plusieurs réformes inspirées des directives de la CEMAC et de la révision du Code général des impôts.


À travers cette campagne, le gouvernement entend renforcer le civisme fiscal et améliorer les performances de mobilisation des recettes publiques. Pour l’exercice 2026, l’État congolais table sur des recettes fiscales de l’ordre de 1 005 milliards de francs CFA, un objectif qui repose en grande partie sur l’efficacité des nouvelles réformes engagées.


La Rédaction


Crédit photos : La Brève Online

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