Des recommandations à la Conférence sur la lutte contre les maladies infectieuses
La conférence internationale consacrée à la coopération scientifique et sanitaire a officiellement pris fin le 23 avril à Brazzaville, après plusieurs jours d’échanges intenses entre experts, chercheurs et décideurs venus du monde entier.
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Organisée dans un cadre jugé exceptionnel par les participants, cette rencontre a réuni plus de 110 délégués issus de 18 pays ainsi que de grandes institutions internationales telles que Organisation mondiale de la santé (Oms), Unicef, Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’Organisation des Nations unies.
Des travaux scientifiques riches et structurés
Le programme scientifique s’est articulé autour de trois sessions plénières et d’une table ronde, totalisant 25 présentations. Parmi celles-ci, 10 contributions provenaient de huit pays africains, notamment le Congo, la Guinée, le Burundi, Madagascar, le Malawi, le Niger, l’Ouganda et le Burkina Faso.
Les sessions plénières ont permis de mettre en lumière des expériences et recherches menées en Russie et en Afrique, tandis que la table ronde a donné lieu à cinq interventions de la Fédération de Russie, axées sur des innovations susceptibles d’être mises en œuvre dans les pays partenaires.
Des enjeux sanitaires majeurs au cœur des débats
Les discussions ont porté sur plusieurs défis cruciaux, notamment le fonctionnement des centres africains de lutte contre les maladies infectieuses, les menaces liées à la sécurité biologique et les mécanismes de réponse rapide aux urgences sanitaires.
Dans la perspective de futures pandémies, les participants ont identifié des priorités stratégiques telles que le renforcement des enquêtes épidémiologiques, le développement de tests diagnostiques, la surveillance des agents pathogènes, la mise au point de vaccins efficaces et l’étude de la résistance aux traitements. L’importance de la recherche en thérapies innovantes, y compris géniques, ainsi que l’anticipation des risques liés aux transmissions inter espèces, a également été soulignée.
Un partenariat russo-africain consolidé
Les travaux ont mis en exergue la nécessité de consolider le partenariat stratégique entre la Fédération de Russie et les pays africains. Celui-ci passe notamment par le soutien aux systèmes de surveillance sanitaire, le développement de la recherche en génomique, la promotion de l’approche « Une seule santé » et le renforcement des infrastructures et des compétences locales.
L’objectif affiché demeure la construction d’un partenariat équitable, capable de renforcer durablement les systèmes de santé africains face aux enjeux de sécurité biologique.
Hommages et perspectives
Les organisateurs ont adressé leurs remerciements au président russe Vladimir Poutine, ainsi qu’aux dirigeants africains ayant pris part à l’événement. Une reconnaissance particulière a été exprimée à Anna Popova et à Vladimir Koutyrev pour leur contribution déterminante à l’organisation.
Les participants ont également salué la création récente de centres de recherche conjoints en Afrique, notamment en Guinée, au Burundi et au Congo, renforçant ainsi la coopération scientifique sur le continent.
La République du Congo a été vivement remerciée pour son hospitalité, avec une mention spéciale au ministre de la Santé.
Par Gigie PAMBOU

