Les participants

Afrique : Nécessité de valoriser ses ressources internes

Clôturant les travaux des 61es Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), il a indiqué que les échanges tenus au cours de ces assises avaient mis en évidence la nécessité impérieuse pour l’Afrique de mieux valoriser ses richesses, de consolider ses marchés financiers et de soutenir davantage son secteur privé.

Selon lui, les débats ont également démontré que le financement du développement du continent ne saurait être dissocié de la qualité des projets, de l’exigence de bonne gouvernance, du sens des responsabilités ainsi que de la confiance entre les différents acteurs du développement.

« Au-delà de la question du financement, ce sont des enjeux essentiels qui se trouvent engagés, notamment l’accès à l’énergie, le développement des infrastructures, la modernisation de l’agriculture, l’industrialisation, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes ainsi que l’amélioration durable des conditions de vie des populations », a déclaré M. Makosso.

Évoquant les paradoxes du continent, il a rappelé le déficit de financement des infrastructures estimé à 400 milliards de dollars, face à une épargne africaine dormante évaluée à près de 4 000 milliards de dollars.

Le chef du gouvernement congolais a, par ailleurs, réaffirmé le rôle stratégique de la Banque africaine de développement dans l’accompagnement des États africains. Il a appelé l’institution à soutenir davantage la mobilisation des ressources, la structuration des projets, l’intégration régionale, la sécurité alimentaire, la transition énergétique, l’industrialisation ainsi que la résilience climatique.

Premier ministre clôturant les travaux

Pour lui, les réflexions engagées à Brazzaville doivent désormais déboucher sur des orientations stratégiques concrètes et des actions capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations africaines.

« C’est à cette condition que le financement du développement deviendra un véritable levier de transformation, de souveraineté et de prospérité partagée », a-t-il affirmé.

Revenant sur le triptyque mis en avant lors du panel présidentiel d’ouverture, Makosso a rappelé que la feuille de route africaine repose sur trois piliers : la confiance, le rapprochement et le courage.

La confiance, a-t-il expliqué, consiste à croire en la capacité des institutions africaines, des banques et des États à garantir des investissements sécurisés.

S’agissant du rapprochement, il a estimé que la fragmentation demeure l’un des principaux obstacles au développement du continent. Il a ainsi plaidé pour une mutualisation des expertises, une harmonisation des cadres juridiques ainsi qu’un renforcement des échanges entre les États et les institutions africaines afin de parler d’une seule voix.

Quant au courage, le Premier ministre a invité les États africains à transformer localement leurs matières premières, à industrialiser les chaînes de valeur et à promouvoir une architecture financière internationale plus juste, plus représentative et davantage attentive aux réalités africaines.

Clôturant son intervention, il a salué la mobilisation des partenaires techniques et financiers ainsi que l’engagement des différentes délégations ayant pris part à ces assises de la BAD organisées à Brazzaville.

Félicie BAZABIDILA

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