Les cadres, experts et décideurs

Coopération russo-africaine : un front commun renforcé pour combattre les maladies infectieuses

La deuxième conférence internationale Russo-africaine consacrée à la lutte contre les maladies infectieuses, réunissant experts, chercheurs et décideurs venus de 18 pays africains. Cette rencontre, qui s’inscrit dans la continuité des recommandations issues des précédents sommets tenus à Saint-Pétersbourg, vise à renforcer la coopération scientifique et sanitaire face à la recrudescence des infections sur le continent.

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Parmi les intervenants, le Pr Donatien Moukassa, directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, a rappelé que les maladies infectieuses, causées par des bactéries, virus, parasites ou champignons, connaissent une progression préoccupante ces dernières années. Selon lui, plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment les déséquilibres entre l’homme et son environnement.

« Les activités humaines, comme les cultures sur brûlis ou la déforestation, perturbent les écosystèmes. Cela favorise l’émergence et la propagation de certaines maladies », a-t-il indiqué, soulignant la nécessité d’une approche globale intégrant la santé humaine, animale et environnementale.

Malgré ces défis, les autorités sanitaires congolaises se veulent rassurantes quant à la capacité du pays à faire face. Le système de santé, structuré autour de programmes nationaux de lutte contre des maladies telles que le paludisme, la tuberculose ou encore les hépatites, a déjà enregistré des avancées notables. La réduction significative des cas de tuberculose et l’éradication de la poliomyélite témoignent des efforts consentis.

De son côté, le docteur Loubano Vumbi Gislain, chercheur à l’Institut national de Biologie et de veille sanitaire de Pointe-Noire, a mis en lumière les orientations stratégiques de son institution. Il a notamment insisté sur le rôle central de cet institut dans la surveillance biologique au niveau national.

« L’objectif est de montrer comment l’Institut peut contribuer non seulement à la surveillance, mais aussi à la recherche et à la formation continue des agents de santé », a-t-il expliqué.

Dans cette dynamique, un projet de recherche portant sur les résistances antimicrobiennes est actuellement en cours. Encore en phase préliminaire, il vise à établir le profil des micro-organismes et des antibiotiques devenus inefficaces. Un enjeu de taille, alors que la résistance aux traitements constitue aujourd’hui une menace sanitaire mondiale, particulièrement marquée en Afrique.

Cette conférence de Brazzaville apparaît ainsi comme une étape décisive pour renforcer la surveillance épidémiologique, mutualiser les expériences et accélérer la riposte face aux menaces sanitaires émergentes en Afrique.

Rédigé par Tendre MOUB

Crédit photos : La Brève Online et Mohamed, chargé de com à l’Oms

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