Le Conseil des ministres relance plusieurs réformes stratégiques, de la santé à l’agriculture

Réuni ce mercredi au Palais du Peuple sous la présidence du chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso, le Conseil des ministres a adopté une série de décrets touchant des secteurs clés du développement national.

Santé, enseignement supérieur, économie forestière, hydrocarbures et agriculture figuraient au cœur des décisions gouvernementales, avec en toile de fond le renforcement des politiques publiques et la modernisation des institutions.

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La principale réforme concerne le secteur de la santé. Le gouvernement a approuvé un projet de décret portant création d’un nouveau Conseil national de la santé, appelé à remplacer un dispositif datant de 1984 devenu inadapté aux réalités actuelles.

Cette nouvelle instance consultative réunira les représentants de l’État, les professionnels de santé des secteurs public et privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile. Sa mission sera d’éclairer les décisions publiques, de renforcer la gouvernance du système sanitaire et d’améliorer l’évaluation des politiques de santé. Cette réforme intervient dans un contexte où les autorités multiplient les initiatives visant à améliorer la qualité des soins et la gouvernance hospitalière.

Dans le domaine forestier, le Conseil des ministres a validé les statuts du Centre national d'inventaire et d'aménagement des ressources forestières et fauniques, établissement chargé notamment de réaliser les inventaires nationaux, de produire la cartographie forestière et de planifier l'aménagement durable des forêts congolaises. Cette mesure vise à rendre pleinement opérationnel un organisme créé en 2023 pour accompagner la gestion durable des ressources naturelles.

Dans le domaine forestier, le Conseil des ministres a validé les statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques, établissement chargé notamment de réaliser les inventaires nationaux, de produire la cartographie forestière et de planifier l’aménagement durable des forêts congolaises. Cette mesure vise à rendre pleinement opérationnel un organisme créé en 2023 pour accompagner la gestion durable des ressources naturelles.

Sur le plan énergétique, le gouvernement a également prorogé le permis d’exploitation du champ pétrolier M’Boundi, situé dans le bassin côtier à une cinquantaine de kilomètres de Pointe-Noire. Cette décision assure la continuité de l’exploitation de l’un des principaux gisements pétroliers terrestres du pays, dont le permis était arrivé à échéance en juillet 2022 après plusieurs évolutions de son actionnariat au fil des années.

Le secteur de l’éducation enregistre lui aussi une évolution majeure avec la création des Classes préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE). Destinées aux meilleurs bacheliers congolais, ces formations de deux ans seront implantées dans les lycées d’excellence, certains établissements techniques et des institutions d’enseignement supérieur. L’objectif est d’offrir aux élèves les plus performants une préparation de haut niveau en français, mathématiques, sciences, informatique, philosophie et langues, afin de faciliter leur accès aux grandes écoles et de renforcer la formation des futures élites nationales.

Le Conseil a également adopté les statuts du Centre multiservices de valorisation des bioressources, appelé à devenir un pôle de recherche et d’innovation consacré à la transformation agroalimentaire. Le centre sera administré par un comité de direction de seize membres et une direction générale, avec pour ambition de soutenir la valorisation scientifique et économique des bioressources nationales.

Enfin, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage a présenté les préparatifs de la Grande Foire Agricole du Congo (GFAC 2026), prévue du 5 au 20 août au Parc des expositions de Bambou-Mingali. Pendant seize jours, près de 650 exposants, dont environ 300 producteurs issus des quinze départements, présenteront les productions nationales autour de seize pavillons et cinq pôles thématiques.

L’événement sera également marqué par des conférences sur la souveraineté alimentaire, le financement agricole, la mécanisation, l’emploi des jeunes et la promotion du « Made in Congo ». Une Académie de l’entrepreneuriat agricole proposera par ailleurs une formation intensive de quatorze jours aux jeunes porteurs de projets dans les filières végétales, animales et piscicoles. Vingt-cinq lignes de navettes seront mises en place pour faciliter l’accès du public au site de la foire.

À travers ces différentes décisions, le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer les réformes structurelles dans plusieurs secteurs stratégiques, tout en misant sur le renforcement des institutions, la formation des compétences nationales, la valorisation des ressources naturelles et le développement de l’agriculture comme levier de diversification de l’économie congolaise.

Rédigé par Diane MBOYO

Crédit photos : cellule de communication de la présidence

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