Le Dr Mbou Essié et les participantes

La prévention du cancer, un défi collectif pour sauver des vies

Le Dr Mbou Essié Darius Eryx, gynécologue-obstétricien et spécialiste de santé publique alerte sur l’augmentation préoccupante des cas de cancer, notamment celui du col de l’utérus, devenu un défi majeur pour les systèmes de santé locaux.

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Extrait du Dr Mbou

Lors du café sanitaire tenu le 28 mars à Brazzaville, le Dr Mbou et ses collègues génécologues ont insisté sur l’importance cruciale de la prévention, face au manque de ressources technologiques nécessaires pour traiter les stades avancés de la maladie.

Pour le gynécoloque Mbou Essie, la clé de la lutte contre le cancer réside dans l’anticipation. Ils rappellent que la prévention est primordiale, surtout dans un contexte où les infrastructures médicales du pays ne sont pas toujours adaptées à la prise en charge des formes sévères du cancer. Cela souligne l’urgence de renforcer les actions préventives et d’investir dans des moyens permettant de mieux protéger la population.

En costume rouge la gynécologue Louba et les participantes

Parallèlement à leur rôle informatif, les experts contribuent activement à la formation universitaire et au soutien des autorités sanitaires. Ils visent à développer des compétences spécialisées au sein du personnel médical et à diffuser des connaissances auprès des communautés locales.

Dans cet effort, la sensibilisation se révèle être une arme indispensable, mobilisant à la fois les institutions publiques et la société civile. La responsabilité collective dans la prévention et la lutte contre le cancer est mise en avant, avec un rôle central accordé à l’État, notamment à travers les initiatives du ministère de la Santé.

Des participantes

Toutefois, les spécialistes insistent sur l’implication individuelle de chaque citoyen, estimant que la santé est un bien commun. Ils encouragent chacun à partager l’information et à adopter des comportements responsables. Parmi les comportements à risque identifiés figurent les relations sexuelles précoces, la multiplicité des partenaires et le refus de passer un dépistage.

Ces facteurs facilitent notamment la propagation du papillomavirus humain (Hpv), principal agent des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Dans un contexte où le Vih/sida reste très présent, les experts soulignent que cette maladie peut aggraver l’exposition au Hpv et augmenter les risques de complications précancéreuses.

Autres professionnelles de santé

Les campagnes de sensibilisation ciblent particulièrement les femmes, considérées comme les plus exposées. Dès 25 ans, il leur est conseillé de réaliser régulièrement des frottis cervico-utérins ou des examens visuels du col de l’utérus, facilement accessibles dans les centres de santé primaires.

Détectées à temps, ces lésions précancéreuses peuvent être traitées rapidement et à faible coût. Les médecins expliquent également que le papillomavirus, transmissible par voie sexuelle, peut entraîner des complications chez les hommes et les femmes. Chez ces dernières, il peut provoquer des lésions précancéreuses au niveau du col utérin qui risque de se transformer en cancer si elles ne sont pas traitées rapidement.

Concernant le traitement des lésions précancéreuses, des méthodes efficaces comme la cryothérapie ou la conisation permettent leur élimination.

Cependant, traiter un cancer à un stade avancé reste extrêmement coûteux, renforçant ainsi l’importance d’un dépistage précoce pour prévenir ces situations. Dans cette perspective, l’introduction de prestations liées au dépistage et au traitement des lésions précancéreuses dans le cadre de la couverture par la Caisse d’assurance maladie universelle marque un avancement important.

Cette mesure permet désormais aux populations vulnérables d’accéder plus facilement aux soins nécessaires. Une autre avancée prometteuse réside dans l’incorporation prochaine du vaccin contre le Hpv dans le Programme élargi de vaccination national. Ce vaccin, destiné aux jeunes adolescentes âgées de 12 à 14 ans, sera offert gratuitement grâce au financement du gouvernement congolais, promettant ainsi d’élargir considérablement la protection contre le virus. Sur le terrain, les efforts de sensibilisation commencent à avoir un impact concret.

Des femmes ayant participé au café sanitaire expriment une meilleure compréhension des risques liés au cancer et des mesures préventives disponibles. Certaines d’entre elles ont pris l’initiative de relayer ces informations auprès de leurs familles et cercles d’amis, conscientes que le manque d’information demeure un obstacle majeur dans la lutte contre cette maladie.

Vue partielle des étudiantes

Entre prévention renforcée, dépistage accru et sensibilisation continue, les acteurs de la santé publique plaident pour une mobilisation collective afin d’enrayer la progression du cancer et préserver des vies.

Ce café sanitaire s’inscrit dans le cadre du mois de mars, mois dédié à la promotion des droits de la femme.

Le Dr Mbou Essie

Par Brey PAM

Crédit photos : La Brève Online

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