La BCH renforce son appui aux femmes du secteur informel
Inclusion financière
La Banque congolaise de l’habitat (Bch), a réitéré son engagement auprès de l’État en vue de faciliter l’accès au financement pour les acteurs économiques, avec une attention particulière envers les femmes actives dans le secteur informel.
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Cette initiative a été annoncée le 30 mars à Brazzaville, lors d’un événement consacré à la promotion de l’inclusion financière et de l’entrepreneuriat féminin. Se positionnant comme un acteur ayant une double mission à la fois en tant que banque publique et institution universelle, cette Banque aspire à jouer un rôle clé dans l’accompagnement des politiques publiques.
Sa priorité : rendre le crédit plus accessible aux ménages et entrepreneurs souvent écartés des circuits bancaires traditionnels en raison de conditions jugées trop strictes. Dans cet élan, la banque met en avant une offre dédiée, adossée au mécanisme du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa). Ce partenariat stratégique vise à lever l’un des principaux freins à l’accès au crédit : les garanties financières.

Grâce à ce dispositif, les bénéficiaires peuvent obtenir plus aisément les fonds nécessaires pour développer leurs activités génératrices de revenus. Ce mécanisme se veut un moteur d’appui notamment pour les commerçantes, artisanes, et petites entreprises, a indiqué la directrice générale adjointe de la Bch, Lydie Flore Oko.
Elle a précisé que cette offre cible prioritairement les femmes déjà engagées dans des activités du secteur informel et souhaitant structurer ou agrandir leurs projets. Contrairement à certaines idées reçues, ces financements ne sont pas des aides gratuites. Ils prennent la forme de crédits bancaires devant être remboursés, avec des taux d’intérêt rendus plus accessibles grâce au soutien du Figa.

« Nous mobilisons l’épargne des agents économiques pour la réinjecter sous forme de prêts. Il est donc naturel que ces crédits aient des obligations de remboursement », a-t-elle expliqué. Cette initiative va bien au-delà de l’assistance individuelle. Elle s’inscrit dans une vision globale portée par les pouvoirs publics : formaliser progressivement le secteur informel, élargir la base fiscale et renforcer la structure économique nationale.
En simplifiant l’accès au financement, l’État et ses partenaires bancaires ambitionnent de stimuler la création de valeur et, à terme, contribuer à l’augmentation du produit intérieur brut. Les autorités et les institutions bancaires partagent ainsi un double objectif : soutenir les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes, tout en structurant une économie encore largement informelle. Pour y parvenir, il est essentiel de mettre en place des mécanismes financiers innovants et des dispositifs adaptés aux réalités locales.
Rédigé par Gigie PAMBOU

