Présidentielle 2026 : quelles conditions remplir pour être candidat ?
Pour pouvoir se porter candidat à l’élection présidentielle de mars 2026 en République du Congo, il faut respecter certaines conditions de fond.
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Des candidatures rendues publiques officiellement
Pour l’heure, six (6) concitoyens ont annoncé officiellement leur candidature à l’élection présidentielle prévue en mars 2026, à savoir Alexis Bongo, un indépendant ; Destin Gavet, du Mouvement républicain ; Dave Mafoula, pour le compte des Souverainistes ; Joseph Badiabio, de l’Union des Humanistes (Udh Yuki) ; Lassy Bouity, des Socialistes, victime d’un enlèvement en mai dernier, et Frédéric Bintsamou, du Conseil national des républicains (CNR). Pour l’instant, le président de la république, Denis Sassou N’Guesso, n’a pas encore officialisé sa candidature.
A propos de cette présidentielle, les 16 et 21 décembre derniers, l’Assemblée nationale et le Sénat ont respectivement adopté le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi électorale n° 2001 du 10 décembre 2001. Cette modification se justifie par la prise en compte des nouveaux départements (Djoué-Léfini, Nkéni-Alima et Congo-Oubangui) et des districts comme Odziba et Bouemba.
Ces nouvelles entités administratives ont impacté le nombre de sièges à l’Assemblée nationale, qui est passé de 151 à 153, tandis que celui des conseillers est allé de 1154 à 1253.
D’autres réformes ont été faites, parmi lesquelles l’élargissement du champ des inégalités aux membres du Conseil économique, environnemental et social, ainsi qu’aux secrétaires permanents des Conseils consultatifs de la jeunesse, de la femme et des Ong, de même qu’au Conseil national du dialogue.
Quelles conditions remplir pour être candidat à cette élection présidentielle ?
La Constitution de 2015 stipule qu’un candidat à la présidentielle doit être de nationalité congolaise d’origine, avoir au moins trente ans, être de bonne moralité et en bonne santé physique et mentale, mais elle ne signifie rien sur la situation matrimoniale. Le candidat doit aussi verser une caution de 25 millions de Frs Cfa.
Par ailleurs, toute candidature est subordonnée aussi à la conformité à l’article 67 qui rend plus ferme les conditions d’éligibilité à la présidentielle, notamment l’obligation d’être détenteur d’un baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et de présenter à tout prix une copie d’acte de naissance, en lieu et place d’un simple extrait.
L’article 109-2, quant à lui, renvoie à la compétence des tribunaux territoriaux des circonscriptions électorales où se sont déroulées les élections.
Défendant le projet de loi, le ministre d’Etat, ministre des Affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, a rappelé que le niveau actuel des conseillers locaux ne favorise pas de vrais débats dans les conseils. A son avis, la mise en œuvre de la décentralisation repose sur les conseillers, d’où l’obligation de rehausser le niveau de performance des élus locaux.
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