Le Congo met en avant ses atouts pour séduire les investisseurs internationaux
Afrique-Economie
Le vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures et du développement du territoire, Jean Jacques Bouya, a présenté, le 27 mai à Brazzaville, les nombreuses opportunités économiques qu’offre la République du Congo afin d’attirer davantage d’investissements destinés au financement des grands projets structurants du pays.
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Cette intervention est intervenue au cours d’une réunion de partage de connaissances organisée en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), autour du thème : « Bâtir des infrastructures énergétiques, de transport et numériques durables et résilientes pour promouvoir l’intégration africaine ».
Prenant la parole devant les participants, le vice-Premier ministre a souligné le rôle central des infrastructures dans le processus de développement du continent africain. Selon lui, l’absence d’infrastructures modernes, résilientes et interconnectées freine considérablement l’industrialisation, la compétitivité régionale ainsi que l’intégration africaine.
Il a rappelé que la République du Congo bénéficie d’une position géographique stratégique qui lui confère l’ambition de devenir un hub logistique, énergétique et numérique de référence en Afrique centrale.
« Nous proposons des projets structurants, viables et à fort impact régional », a-t-il affirmé, mettant en avant les importants potentiels du pays dans les domaines de l’énergie, des transports et du numérique.
Dans le secteur énergétique, République du Congo dispose d’importantes ressources hydrauliques, gazières et solaires. Les autorités congolaises ambitionnent ainsi d’augmenter les capacités de production électrique, de garantir un accès fiable et équitable à l’énergie et de faire de ce secteur un véritable levier d’industrialisation et de compétitivité régionale.
Concernant les transports, le gouvernement congolais mise sur le développement des infrastructures routières, ferroviaires, fluviales et portuaires afin de renforcer l’intégration sous-régionale. Le Port Autonome de Pointe-Noire, les corridors multimodaux ainsi que plusieurs projets transfrontaliers stratégiques, notamment le corridor Pointe-Noire–Brazzaville–Bangui–Djamena et le projet de pont route-rail Brazzaville-Kinshasa, traduisent cette volonté de désenclaver l’Afrique centrale et de fluidifier les échanges commerciaux.
Sur le plan numérique, le Congo entend également jouer un rôle majeur dans la construction d’un espace numérique africain souverain, connecté et résilient. Les investissements portent notamment sur l’extension de la connectivité dans les zones rurales, le développement des infrastructures de données et des télécommunications ainsi que la promotion d’une croissance inclusive tournée vers la jeunesse africaine.
Abordant la question du financement des infrastructures en Afrique, M. Bouya a estimé que le déficit infrastructurel du continent représente certes un défi majeur, mais surtout une opportunité exceptionnelle d’investissement et de croissance.
Pour relever ce défi, il a plaidé en faveur de mécanismes de financement innovants, du renforcement des partenariats public-privé ainsi que d’une meilleure sécurisation des investissements.
Le gouvernement congolais poursuit, selon lui, plusieurs réformes visant à améliorer le climat des affaires, renforcer la sécurité juridique des investissements et garantir des partenariats transparents, durables et mutuellement bénéfiques.
« Investir au Congo aujourd’hui, c’est accéder à un marché sous-régional de plus de 150 millions de consommateurs au cœur de l’Afrique centrale », a conclu le vice-Premier ministre.

