Formation et Emploi : transformer la jeunesse congolaise en force économique
L’emploi est un champ décisif de l’action publique. Ici encore, la vision portée par le Président Denis Sassou N’Guesso, mise en œuvre avec détermination par le Ministre Hugues Ngouelondélé, a opéré un véritable changement de paradigme.
Longtemps, la jeunesse congolaise regardait presque exclusivement vers l’emploi public. Cette époque est révolue. Place désormais à l’entrepreneuriat, à l’initiative privée, à la formation qualifiante et à la création de richesses.
Des fonds d’accompagnement, des agences de soutien et des mécanismes d’encadrement ont été installés. Progressivement, des milliers de jeunes sont devenus artisans de leur propre destin. Ce sont aujourd’hui des familles stabilisées, des quartiers apaisés et une économie locale revitalisée. L’impact est réel, visible et profondément transformateur.
Conscient que la formation qualifiante est la clé de l’employabilité, le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (Fonea) a engagé une initiative novatrice : l’acquisition d’une unité mobile de formation professionnelle aux Métiers de l’Électricité. Ce centre itinérant marque une révolution dans l’accès à la qualification. Jusqu’ici, la plupart des centres de métiers étaient concentrés dans les zones urbaines, laissant de nombreux jeunes des zones rurales sans opportunités réelles de formation. L’unité mobile du Fonea apporte une réponse concrète à cette inégalité.

Véritable centre de formation en miniature, elle sillonne l’ensemble des communes et départements du pays afin d’offrir aux jeunes la possibilité d’acquérir des compétences techniques directement là où ils vivent.
La formation vient désormais à l’apprenant. Cette unité, conçue comme un conteneur moderne et extensible, dispose d’un plateau technique d’électricité de référence, d’un espace pédagogique pouvant accueillir plus de vingt apprenants, d’équipements de sécurité et d’un dispositif adapté aux personnes à mobilité réduite.
Les jeunes y sont formés aux métiers de l’électricité résidentielle et tertiaire, aux systèmes photovoltaïques, au démarrage et contrôle des moteurs électriques, ainsi qu’aux dispositifs de sécurité électrique, anti-incendie et anti-intrusion connectés. Ce sont des compétences directement exploitables sur le marché du travail national et régional.
L’adéquation « formation – emploi » est, en effet, une démarche stratégique importante, car bien souvent les jeunes ont acquis des formations, sans qu’elles ne correspondent aux attentes des employeurs.
C’est ainsi que la mise en œuvre des projets tels que : le Projet d’adéquation formation emploi « Mosala », en cours d’exécution, donnera des perspectives d’autonomisation à 5.000 jeunes vulnérables, dont 50% de femmes n’ayant ni formation, ni aucun emploi.
De même, le Projet Stage-emploi « Stagi », destiné aux jeunes diplômés primo-demandeurs, permet à ceux-ci d’améliorer leur employabilité, par le biais d’un mentorat suivi d’un coaching, et de bénéficier d’une première expérience professionnelle, par un stage en entreprise. Cette expérience récente, en cours d’exécution, montre que de nombreux jeunes sont mieux préparés à accéder à des emplois décents, dans le secteur privé.
Dans le même élan, dans le cadre de l’autonomisation des jeunes filles et de la réduction de la fracture numérique, près de 1200 jeunes filles ont été formées à travers l’initiative « Elengué Mwassi Connekt », sur l’ensemble du territoire national.
À travers ces innovations, le ministère en charge de la formation qualifiante et de l’emploi ne forme pas seulement des jeunes : il construit une main-d’œuvre qualifiée, mobile et immédiatement opérationnelle. Il réduit la fracture territoriale de la formation. Il ouvre des perspectives nouvelles à des milliers de jeunes qui, hier encore, étaient éloignés de toute opportunité.
Dans la même dynamique, l’Agence congolaise pour l’emploi (Acpe) joue un rôle stratégique dans la modernisation du marché du travail. Plusieurs agences ont été ouvertes à travers le territoire national afin de rapprocher les services de l’emploi des citoyens.
Mais l’innovation la plus significative reste l’ouverture d’un bureau de liaison à Paris, destiné à connecter les Congolais de la diaspora avec les opportunités professionnelles au Congo. Ce bureau constitue un pont inédit entre les compétences congolaises de l’étranger et les besoins du pays. Il permet d’offrir un accès en temps réel aux offres d’emploi, d’accompagner les projets de retour et de faciliter le recrutement de professionnels qualifiés.
Il soutient également les Congolais de la diaspora souhaitant investir, créer une entreprise ou mettre leurs compétences au service du développement national. Sur le territoire national, les agences de l’Acpe servent d’interface entre employeurs, demandeurs d’emploi et structures d’accompagnement. Elles facilitent les démarches administratives, orientent les jeunes vers les formations adaptées et soutiennent l’auto-emploi. L’emploi cesse d’être une attente passive ; il devient une démarche active, accompagnée et structurée.
Transformer une jeunesse en force économique ne se décrète pas. Cela se construit par des politiques cohérentes, des outils innovants et une volonté politique constante. Sous l’impulsion du président Denis Sassou N’Guesso et avec l’engagement du Ministre Hugues Ngouelondélé, cette transformation est en cours. Elle redonne espoir, structure l’avenir et prépare le Congo de demain.
Par Steven Fils NTSABANA, acteur de la société civile
Crédit photos : (Images d’archives pour La brève Online)
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