Les deux personnalités lors de l'audience

Coopération Congo–France : l’enseignement technique au cœur des échanges entre le ministre et l’ambassadrice de France

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Gustave Fulgence René Adicolle Goum, a reçu en audience l’ambassadrice de France en République du Congo le 26 juin. Cette rencontre a permis aux deux parties de faire le point sur les projets de coopération en cours et d’explorer de nouvelles pistes de partenariat en faveur de la formation professionnelle des jeunes Congolais.

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À l’issue de l’entretien, la diplomate française a souligné l’importance de cette prise de contact avec le nouveau responsable du département de l’Enseignement technique et professionnel. Selon elle, cette séance de travail visait à dresser un état des lieux des collaborations existantes entre les deux pays dans un secteur considéré comme stratégique pour l’avenir de la jeunesse.

« Dans le partenariat entre le Congo et la France, l’enseignement est un enjeu majeur parce qu’il répond aux besoins de la jeunesse, notamment en matière d’insertion professionnelle », a-t-elle déclaré.

Parmi les principaux sujets abordés figure un ambitieux projet de formation aux métiers du management, du transport et de la logistique. Cette initiative entend accompagner les mutations économiques en cours, notamment dans le secteur portuaire à Pointe-Noire.

Avec l’extension du Port autonome de Pointe-Noire et l’arrivée de nouveaux opérateurs économiques, dont Abu Dhabi Ports, ainsi que le développement des investissements du groupe Africa Global Logistics (Agl), les besoins en ressources humaines qualifiées se font de plus en plus pressants.

Pour répondre à cette demande, les deux parties envisagent la création de filières de formation spécialisées, notamment des Bts et des Instituts universitaires de technologie (Iut), ainsi que le renforcement des partenariats entre établissements congolais et français.

Les échanges ont également porté sur l’avenir des Centres d’éducation, de formation et d’apprentissage (Cefa), présents dans plusieurs localités du pays. Les discussions ont mis en avant la nécessité de renforcer leur gouvernance et de leur assurer des ressources financières suffisantes afin d’améliorer la qualité des formations proposées aux jeunes.

Une attention particulière a été accordée au Cefa de Pointe-Noire, spécialisé dans la maintenance industrielle. Ce centre suscite un intérêt croissant du secteur privé, engagé dans une dynamique de partenariat avec les pouvoirs publics afin d’adapter les formations aux besoins réels du marché de l’emploi.

Pour l’ambassadrice de France, cette concertation illustre l’importance du dialogue entre les institutions publiques, le secteur privé et les partenaires au développement. Une synergie jugée essentielle pour favoriser l’employabilité des jeunes et accompagner le développement économique du Congo.

Cette audience marque ainsi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération franco-congolaise en matière d’enseignement technique et professionnel, avec pour ambition de faire de la formation un véritable levier d’insertion et de croissance.

Rédigé par Rino Chardin

Crédit photos : La Brève Online

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