Le respect des procédures, gage de gestion transparente des Fonds, dixit Catia Dupreville
L’observance rigoureuse des procédures Hact (Plan de travail et gestion du risque) s’avère être non seulement une obligation de la politique de l’UNFPA, mais aussi un gage de gestion transparente et efficace des fonds, a souligné la responsable des opérations internationales du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Catia Dupreville, lors de son exposé sur les principes fondamentaux de l’approche Hact pour l’acquisition des financements de cette institution onusienne.
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Cet exposé s’est inscrit dans le cadre de l’atelier sur la revue annuelle 2025 et planification 2026, organisé du 15 au 16 décembre à Brazzaville par l’UNFPA, en partenariat avec le gouvernement congolais. Cet exposé a eu pour objectif de rappeler lesdits principes, de présenter le lien entre l’évaluation du risque et les modalités de décaissement des fonds, de clarifier les procédures de financement des plans de travail annuels (Pta) et d’identifier les défis opérationnels clés pour une résolution conjointe.
Etant un point saillant selon les principes fondamentaux de l’approche HACT, le plan de travail est défini comme le mécanisme exclusif pour la budgétisation et le décaissement des fonds du programme. Non seulement il doit ressortir toutes les activités et les dépenses pour un éventuel décaissement, mais doit également être validé et signé par l’UNFPA.
De l’avis de Catia Dupreville, ces principes exigent aussi l’évaluation des partenaires, parmi lesquels les Organisations de la Société Civile (Osc) et les institutions gouvernementales. Il s’agit d’une micro-évaluation initiale, dont l’objectif est d’analyser l’environnement de contrôle interne du partenaire (systèmes financiers, gestion, personnel) et de déterminer le niveau de risque.
Ainsi, tenant compte du respect des procédures pour une gestion transparente et efficace des fonds, les modalités de financement sont assujetties au risque. Si le risque est faible, le financement (une avance de fonds au partenaire) est subordonné à une exigence de contrôle portée sur les rapports financiers périodiques et des audits ciblés. Si le risque est élevé, le financement (paiement direct au fournisseur ou bénéficiaire, au nom du partenaire) est subordonné à une exigence de contrôle portée sur une vérification préalable des pièces justificatives.
Dans le cas de risque élevé, a souligné la responsable des opérations internationales de l’UNFPA, une condition impérative s’impose au partenaire, à savoir que le fournisseur doit être préalablement créé et enregistré dans le système de gestion financière (QUANTUM) de l’organisation.

Dans son mot d’ouverture de l’atelier, la représentante résidente de l’UNFPA, Agnès Kayitankoré, insistant sur la gestion rigoureuse des fonds, a rappelé les mécanismes de contrôle liés au partenariat conclu avec le gouvernement congolais et les Osc (Croix rouge congolaise et autres). Il s’agit des deux niveaux d’examen.
D’une part, il y a les audits internes à l’UNFPA (évaluer l’efficacité des contrôles internes et la conformité aux politiques de l’organisation) ; d’autre part, les audits des partenaires (vérifier la bonne utilisation des fonds transférés, selon le niveau de risque, et la validité des rapports financiers périodiques).
Rédigé par Benjamin MANKEDI, Di

