Le Cpp s’oppose à la candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’Oif
Afrique-Francophone
Le Consortium panafricain pour la paix (Cpp), s’est opposé le 10 avril à Brazzaville, à la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat à la tête de l’organisation internationale de la francophonie, suite à la résolution rwandaise optant pour l’anglais en remplaçant le français dans le système éducatif depuis plusieurs années.
Au cours d’un point de presse, le coordonnateur du Cpp, le Dr Ernest Nounga Djomo, a fait savoir que la démarche et la prise position de son organisation sont motivées par la nécessité de défendre les valeurs communes des Etats membres et les obligations assignées, en vue d’une contribution à l’instauration, au développement effectifs de la démocratie, à la prévention des conflits, au soutien à l’état de droit et de l’homme.
Pour le Dr Nounga Djomo, outre la mise en valeur de la diversité culturelle et linguistique, l’Oif doit être un espace de solidarité, paix et justice favorisant les sorties de crises et accompagnant les processus électoraux, ainsi que le renforcement des institutions démocratiques, en tant qu’actrice internationale majeure qui contribue en faveur de la paix et la sécurité mondiales.
<< Le maintien de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat à la tête de l’Oif est incompatible avec la quasi-totalité des valeurs défendues par l’organisation, notamment la démocratie, la paix, la justice, le respect des droits de l’homme, des libertés individuelles, la solidarité, la prévention des conflits y compris le socle même de l’organisation qu’est le partage de la langue française >> , a déclaré le coordonnateur du Cpp.
En outre, il a-t-il poursuivi, le bilan de Mushikiwabo à la tête de l’Oif concernant la liberté de la presse et les droits humains sont contraires aux engagements démocratiques de la Charte de la francophonie.
Soulignant que le remplacement de la langue française dans le système éducatif suscite des questions sur la légitimité à promouvoir cette langue.
A cette occasion, le Dr Nounga Djomo a suggéré à la France qu’un autre soutien pour une autre candidature de Louise Mushikiwabo serait perçu par le Cpp et la société africaine comme un retour de la francophonie de triste mémoire. Proposant à cet effet, l’annulation de cette candidature.

