Formation des ONG sur les droits civils et politiques des électeurs
Présidentielle
Les congolais seront appelés aux urnes le 15 mars prochain pour élire leur président de la République. Les élections législatives et municipales, quant à elles, sont prévues en 2027.
Au regard des enjeux liés à ces échéances, il est indispensable de renforcer les capacités des organisations de la société civile dans l’accompagnement du processus électoral.
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C’est dans cette perspective qu’une formation consacrée à la promotion et à la protection des droits civils et politiques des électeurs s’est tenue du 2 au 3 mars à Brazzaville, à la Maison de la société civile.

Selon le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Casmir Ndomba, cette formation avait pour objectif de doter les acteurs de la société civile des connaissances, des outils et des compétences nécessaires à l’intégration de l’approche fondée sur les droits humains dans l’ensemble du processus électoral. « La démocratie ne se décrète pas ; elle se construit patiemment, se consolide durablement et se protège résolument », a-t-il déclaré.
Pour Casmir Ndomba, un processus électoral crédible ne se limite pas au seul acte de vote. Il suppose également un environnement dans lequel chaque citoyen peut s’exprimer sans crainte, s’organiser librement, participer au débat public et exercer ses droits en toute sécurité.
La Commission nationale des droits de l’homme estime par ailleurs que cette initiative permettra, au-delà de la maîtrise des normes internationales et du cadre juridique national, de clarifier le rôle stratégique des organisations de la société civile en tant qu’acteurs de prévention et de veille. Elle vise également à promouvoir une participation inclusive, notamment celle des femmes, à renforcer les mécanismes d’alerte précoce face aux risques de violations des droits, et à aboutir à l’élaboration d’un guide pratique d’observation électorale adapté aux réalités locales.

Pour sa part, le coordonnateur résident du système des Nations Unies en République du Congo, Abdourahamane Diallo, a rappelé que les élections constituent des moments déterminants pour la vie démocratique d’une nation. Elles représentent à la fois une opportunité d’expression populaire et un test de la solidité des institutions ainsi que de la maturité du dialogue social.
Il a également souligné l’importance accordée à l’égalité de genre et à la participation des femmes dans cette formation. « Malgré des progrès indéniables, la représentation politique des femmes demeure encore insuffisante, notamment en Afrique », a-t-il observé.
Selon le responsable onusien, l’inclusion des femmes et des groupes vulnérables ne relève pas seulement d’un principe d’équité, mais constitue aussi une condition essentielle pour la paix et la stabilité sociale.
À travers son coordonnateur résident, le système des Nations Unies au Congo a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les efforts nationaux en faveur d’un processus électoral apaisé. « Ensemble, nous travaillerons de manière coordonnée pour promouvoir une approche intégrée fondée sur les droits humains, la prévention des violences, l’inclusion des jeunes et des femmes, ainsi que le renforcement du dialogue », a-t-il conclu.
Cette formation est le fruit d’un partenariat entre le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale et la Commission nationale des droits de l’homme du Congo, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population.

