Dialogue national : des recommandations et engagements pour l’avenir du pays
La cérémonie de clôture de la concertation nationale tenue du 15 au 18 février 2026 à Djambala a été riche en actes à travers les résolutions et recommandations de la plénière ainsi que les engagements des participants pour l’avenir du pays.

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Rassemblant le gouvernement, les partis et groupements politiques, la société civile, les organes et institutions constitutionnelles, l’administration publique et les individualités, ces assises ont constitué une plateforme d’échanges et de concertation cruciale pour des élections transparentes et apaisées en République du Congo.
Des discussions thématiques et des propositions concrètes
Articulées autour du thème central, « dans la paix et l’unité, consolidons la démocratie par des élections libres et transparentes » et des thématiques majeures, à savoir : la gouvernance électorale et le découpage administratif territorial, les discussions ont permis de faire émerger un consensus clair sur les défis auxquels le Congo est confronté et les solutions envisagées pour les surmonter.

Parmi les recommandations phares formulées par les participants, on peut citer : – Revisiter le cadre légal définissant les critères de détermination du découpage administratif ; revisiter les textes incitant le comité technique d’évaluation de la décentralisation et en assurer la mise en application ; assurer la valorisation des circonscriptions de sa ville de base (quartiers, villages), en amorçant le processus de leur dotation en infrastructure abritant leur siège.
Aussi, appliquer strictement la loi électorale, notamment en ce qui concerne les dispositions garantissant la transparence ; établir les listes électorales et distribuer les cas d’électeur avec la plus grande rigueur ; introduire la biométrie électorale ; plafonner le financement des campagnes électorales ; financer les partis politiques ; financer la démocratie et réduire les taux des différents positionnements pour chaque élection.

Outre ces recommandations, nous avons aussi enregistré des résolutions suivantes : l’éjection d’un système de mandat pour les membres de la commission nationale électorale indépendante, le renforcement de la transparence électorale par la prescription de la présence des délégués de candidats dans toutes les instances de compilation des résultats à commencer par le bureau de vote, la rédaction d’une loi électorale nouvelle, l’amélioration de la distribution des cartes électorales, la suppression du vote par anticipation, la proclamation du même jour des résultats.
Parmi les résolutions figurent aussi le réexamen de la loi n° 40-2025 du 31 décembre 2025 à propos de la candidature aux élections locales, l’élaboration des listes électorales, l’annonce par les médias de tendances du vote et l’assouplissement de la mesure de l’implantation des partis politiques dans les départements.

Suite au décès du ministre d’État, ministre de la Fonction publique, Firmin Ayessa, en Turquie, les travaux du dialogue national initialement prévus du 16 au 19 février ont pris fin le 18 février, par le ministre d’Etat, ministre des affaires foncières, Pierre Mabiala.
Dans son allocution de clôture, il a promis de rendre fidèlement compte au chef de l’Etat et à son premier ministre, le contenu de leurs échanges.
Un appel à l’action
Toutes ces décisions, issues d’un processus participatif, constituent une feuille de route pour les autorités et l’ensemble des acteurs congolais engagés dans le processus de paix et d’unité.
Ce qu’ils ont dit
« Que l’on ne tourne pas en rond. Nous voulons que ces assises témoignent la volonté de tous de s’unir pour bâtir un avenir meilleur pour le pays », Claudine Munari, présidente du Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (Must) et ancienne candidate des élections présidentielles.
« Nous attendons à ce que le gouvernement applique toutes ces intentions », les présidents du Mouvement républicain (Mr), du Congrès des démocrates africains (Codema), Destin Gavet, candidat à l’élection présidentielle et Chris Antoine Walembaud.

« Ce que nous faisons ici ne s’appliquera pas automatiquement. Quand nous faisons une recommandation par exemple sur la biométrie, il faut que l’Etat s’organise de sorte que la loi soit prise au niveau du gouvernement, ensuite validée à l’Assemblée nationale. Donc c’est pour dire que les recommandations formulées par la concertation politique ici ne sont pas applicables immédiatement. Encore faut-il qu’il y ait une démarche à suivre », secrétaire permanent chargé à la communication du Parti congolais du travail (Pct), Romuald Parfait Iloki.
« En tant que société civile, nous servons de pont entre le gouvernement et l’opposition pour éviter les boycotts et favoriser le consensus », le secrétaire permanent du Conseil consultatif de la société civile et des organisations non-gouvernementales, Céphas Germain Ewangui.
Par Gigie PAMBOU, notre envoyée spéciale
Crédit photos : La Brève Online

