Des patients non urgents renvoyés dans les hôpitaux
Au Congo, se soigner est un vrai parcours du combattant. Les médecins ont repris leur grève illimitée dans les hôpitaux publics depuis le 24 décembre 2025.
« Certains patients avaient été renvoyés. Sauf les cas graves. Nous sommes en grève, et nous assurons un service minimum », a déclaré l’une des autorités du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (Chu-B), qui a requis l’anonymat.
Ces médecins ne reçoivent toujours pas l’intégralité de leur salaire comme engagé par le gouvernement. Une épreuve de force qui dure entre médecins et dirigeants, dommage que les patients en payent le prix.
Des malades se plaignent
« Les services travaillent au ralenti », regrette Emelyne Kimva, une patiente.
« Malgré le traitement prescrit par le pharmacien, je ne constate aucun changement au niveau de ma hanche, voilà pourquoi je suis venu pour rencontrer un spécialiste, malheureusement ! », déplore Henri Ndinga, un malade venu pour la consultation.
Des médecins interrogés à l’hôpital de Nkombo et au Chu-B exigent au gouvernement de résoudre ce problème afin de garantir la continuité des soins.

Etre en bonne santé est un droit, stipule l’aricle 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948. L’article 16 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981, donne à la santé son caractère sacré.
Ces deux articles mentionnent d’une part que la population a droit à la santé. D’autre part, ils précisent aussi, que le gouvernement a droit de garantir les soins de qualité à sa population. Mais à côté, il y a aussi le droit de grève. Ce droit permet aux personnels de revendiquer de meilleures conditions de travail et de leur dû.
Par Gigie PAMBOU

