Des enfants laissés à la survie

Des enfants laissés à la survie

Brazzaville la capitale politique congolaise enregistre une présence récurrente des mineurs qui vendent à la sauvette des sacs d’emballage, des mangues dans les marchés, de l’eau glacée, aux abris bus pour subvenir aux besoins essentiels.


Ngoma Francia et Massamba Mavie, deux filles âgées de 14 et 16 ans qui participent à la vente des sacs (nguiri, ville propre) à la boulangerie du marché total.


En effet, la précarité de la vie sociale des parents et l’abandon de l’État sur la vie au quotidien des enfants, les mineurs sont incités par leurs parents dans cette pratique pour s’occuper de l’éducation scolaire, l’habillement, la nourriture et la santé.


« Moi, je m’occupe de ma vie en achetant les fournitures scolaires « , a déclaré Francia Ongania.


Massamba Mavie à son tour affirme que « Elle contribue aux dépenses qui concernent la famille ».


À ce sujet, un appel passant est lancé aux parents et à l’État de protéger et assurer la sécurité des enfants au sein de la communauté et de la famille.


En effet pour maître Tertullien Jaspers Mbengui Demba, greffier en chef à la première chambre civile « l’enfant est toute personne mineure protégée par la loi ,vivant sous la responsabilité d’un parent et âgée de 0 à 18 ans ».


Être parents, c’est accomplir le devoir parental par l’éducation, la protection, l’entretien de l’enfant comme le stipule la loi N°4-2010 portant protection de l’enfant au Congo, promulguée par le président de la République, le 14 juin 2010, en son article 47 ‘‘les pères et mères ont l’obligation d’entretenir et d’élever leurs enfants’’.


A ce titre, l’État doit prendre en mains l’insertion de la jeunesse congolaise, en organisant des formations et des privilèges qui consolident l’auto-prise en charge et la participation des enfants à la vie sociale.


Pour sa part, Matondo Patricia, mère de deux garçons et trois filles, a déclaré « un parent quel que soit sa condition de vie sociale doit éduquer, protéger et entretenir ses enfants ».

Dans ce contexte, les institutions et aux ONG en charge du bien-être de l’enfant doivent collaborer et accompagner les parents pour assurer la protection, l’entretien et l’éducation, afin de favoriser l’épanouissement des enfants à travers le pays.

Sledge Mayoussa

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