Congo, gestion épidémie de choléra : l’Oms salue son leadership
Le représentant de l’organisation mondiale de la santé (Oms) au Congo, le Dr Vincent Dossou sodjinou, a salué le 20 février à Brazzaville, le leadership du Congo à la riposte de l’épidémie de choléra survenue en 2025.
Lire aussi : https://labreveonline.com/des-recommandations-pour-ameliorer-les-soins-de-sante/
Au début de l’épidémie de choléra, 837 cas dont 67 décès, ont été enregistrés dans trois départements : Brazzaville, Congo-Oubangui et la Nkeni-Alima. Ces taux rappellent la vulnérabilité résistante de certaines localités, notamment le long des axes fluviaux.
C’est dans ce cadre s’est tenu du 17 au 20 février, un atelier sur la revue après action (Raa) de la riposte à l’épidémie de choléra, sur le thème « capitaliser les leçons apprises pour renforcer la préparation et la réponse aux urgences de santé publique ».

La rencontre a rassemblé les acteurs de la santé, les partenaires techniques et financiers dans la réponse. Organisé par le ministère de la santé avec l’appui du bureau de l’Oms pour l’Afrique et du fonds central d’intervention d’urgence des Nations-Unies (Uncerf), cet atelier a été une occasion pour les participants de tirer des enseignements concrets de la riposte pour mieux anticiper les prochaines menaces.
Il s’agissait d’évaluer de manière participative l’urgence nationale de santé publique, d’identifier entre autres, les bonnes pratiques ainsi que les insuffisances.

Pour le Dr Sodjinou, ces échanges ont démontré une volonté collective forte, celle de dépasser la seule analyse rétrospective d’une épidémie pour inscrire durablement les enseignements tirés dans une vision stratégique de renforcement du système de santé et au renforcement de la mise en œuvre du plan national de développement sanitaire du pays.
Au-delà des défis rencontrés, la riposte au choléra à illustrer la capacité du Congo à agir rapidement, à coordonner ses interventions et à mobiliser ses partenaires autour d’objectif commun.
Par la même occasion, elle a également mis en évidence l’importance d’investir durablement dans la surveillance intégrée des maladies, notamment la préparation opérationnelle, le renforcement des soins de santé primaires et l’engagement communautaire, a affirmé le Dr Sodjinou.
Pour lui, dans un environnement marqué par la recrudescence des menaces sanitaires, la sécurité sanitaire n’est plus seulement une priorité du ministère de la santé, elle constitue un pilier essentiel du développement durable, de la stabilité sociale.



Les participants à cet atelier ont formulé des recommandations qui constituent selon eux une feuille de route stratégique pour améliorer la résilience du système de santé et garantir une réponse plus rapide, plus efficace afin de mieux coordonner les futures urgences de santé publique au Congo.
Ils ont demandé à renforcer la détection précoce des cas par la formation des acteurs des formations sanitaires (cosa);
De même, rendre opérationnel les antennes de centre d’opérations d’urgence de santé publique (Cousp); disponibiliser le protocole de prise en charge dans les cosa et former les acteurs ;
Améliorer l’accès à l’eau potable des populations des zones à risques; renforcer la communication sur le risque et l’engagement communautaire et enfin, pré positionner les intrants choléra.
Le directeur général des soins et services de la santé, le Pr Henri Germain Monabeka, a lancé un appel aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils poursuivent leur accompagnement pour renforcer durablement la sécurité sanitaire au Congo.
» Notre ambition est claire : bâtir un système de santé résilient, conforme aux exigences de règlement sanitaire international (Rsi 2005), capable de prévenir, répondre efficacement aux menaces sanitaires« , a-t-il indiqué, avant de féliciter les équipes de surveillance épidémiologique et d’autres travailleurs œuvrant dans la limitation de l’épidémie.
Raoulla YONDOT
Crédit photos : Oms Congo

