Au Congo, le dialogue national s’ouvre sur le respect des opinions
Les travaux du dialogue national visant la paix, l’unité et la consolidation de la démocratie par des élections libres et transparentes ont été lancés le 16 février à Djambala, chef-lieu du département des Plateaux.
Lire aussi : https://labreveonline.com/luprn-annonce-son-retrait-au-dialogue-politique-de-djambala/
Des représentants des partis politiques, de la société civile, des autorités religieuses et coutumières, des jeunes et de femmes, ainsi que des forces vives de la nation sont réunis dans les Plateaux pour discuter autour des recommandations prises lors des précédents dialogues.

Cette rencontre vise aussi à repenser en profondeur l’architecture politique électorale du Congo, dans un esprit de tolérance et de cohésion nationale. Placée sur le thème, ‘‘ dans la paix et l’unité, consolidons la démocratie par des élections libres et transparentes’’, la réunion est considéré par certains opposants comme « verrouillée d’avance ». Un rendez-vous tenu à l’orée de chaque élection présidentielle depuis 2009.
Après le mot de bienvenu du maire de Djambala, Michel Yula, le préfet de ce département, Jean Jacques Mouanda a exhorté les participants sur la nécessité de se ‘‘ regarder en face’’ pour transformer le dialogue en un véritable outil de prévention des conflits.

Lançant officiellement les travaux, le chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, avant de s’exprimer sur les attentes de cette grand-messe, les a exhortés au fair-play avant, pendant et à l’issu du scrutin. D’après lui, « Après tout, c’est le Congo qui en sortira gagnant ».
Pour lui, c’est une invitation au partage au cours duquel, les participants pourront approfondir et enrichir leur expérience en la matière afin de continuer à entretenir la confiance nécessaire entre les acteurs politiques pour la tenue sereine de l’élection. Car le pays a besoin de regarder de l’avant et d’aborder avec assurance les consultations démocratiques, qui hélas peuvent être source de malentendus.


« Au-delà de ce bilan, la gouvernance électorale est, me semble-t-il la problématique essentielle de la présente rencontre. L’idéal serait d’avoir, à ce sujet un débat franc, libre, responsable et respectant des opinions des uns et des autres. Un débat toujours axé sur la réalité afin de faire triompher notre nation », a-t-il conclu.
Le département des Plateaux situé au centre du pays, s’étend sur une superficie d’environ 33.560 km2 pour une population de 113 mille habitants. Il est limité au nord par les départements de la Nkeni-Alimaet la Cuvette Ouest. Au sud, par le département Djoué-Léfini. A l’est, par le fleuve Congo et à l’Ouest, par le Gabon.
A cette rencontre, l’on peut noter l’absence de l’Uprn, et les Souverainistes que président Mathias Dzon et Dave Mafoula.



Ce qu’ils attendent
« Nous pensons que les paroles vont se marier avec les actes. Et nous voulons que cette fois-ci, que nous ayons une consultation dont les recommandations s’appliqueront à l’élection prochaine pour qu’elle soit effectivement libre, équitable et transparente ». « Si le gouvernement n’accepte pas nos recommandations, nous n’excluons pas le fait de se retirer et de laisser le Pct aller à cette élection seul. Parce qu’on ne peut pas, à tout moment, vouloir marcher sur les autres, vouloir prendre les autres pour les moins que rien », l’opposant, Destin Gavet, président du Mouvement républicain et candidat à ladite élection.
« Nous allons échanger sur les questions qui minent la gouvernance électorale et politique, nous osons croire que nous sortirons satisfaits », Bienvenu Bikouta, président du parti du centre les Différistes Padi à ses côtés Louis-Juvénal Hollat du parti CUD3.



« Que la majorité ait la volonté de faire tel que nous décidons. Ça ne sert à rien de décider des choses et qu’on ne les fasse pas », le candidat Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou du parti La Chaîne.
Rédigé par Gigie PAMBOU

