L’Uprn annonce son retrait au dialogue politique de Djambala

L’Union patriotique pour le renouveau national (Uprn) a annoncé, le 14 février à Brazzaville, son retrait du dialogue politique de Djambala dans les Plateaux, prévu du 16 au 19 février 2026.

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Le parti justifie cette décision par son refus de cautionner une élection présidentielle qu’il juge « verrouillée d’avance », lors d’un point de presse animé par Mathias Dzon, président de l’Alliance pour la République et la démocratie (Ard) et secrétaire général de l’Uprn.

Le membre du comité directeur Éric Okona a lu une déclaration officielle. Il y souligne que la classe politique congolaise « n’a plus le droit de reproduire les fautes du passé » et doit avoir le courage de « regarder la vérité en face ».

« Pas de tourisme à Djambala », souligne la déclaration.

Mathias Dzon


« En conséquence, nous n’irons pas faire du tourisme à Djambala. Dans un passé récent, notre pays a organisé plusieurs concertations à l’orée d’élections nationales (Brazzaville 2009, Ewo 2011, Dolisie 2013, Sibiti 2015, Madingou 2019, Owando 2021). Cependant, les mêmes causes ont produit les mêmes effets, a rappelé Éric Okona.

Selon lui, ces rencontres n’ont apporté aucune solution réelle aux défaillances électorales, dénonçant une « politique de l’autruche ».

Report du symposium national de l’Ard


Par ailleurs, Éric Okona a informé les fédérations de l’Ard que le symposium national, initialement prévu les 14 et 15 février, est reporté aux 21 et 22 février prochains.

Cette rencontre aura pour thème central : « Le vrai bilan de 42 ans de pouvoir sans partage de l’État Pct : décryptage et pistes fécondes de sortie de la crise multidimensionnelle gravissime qui plombe le Congo-Brazzaville ». À travers ce rendez-vous, l’Ard entend dresser « l’autopsie de l’échec » du parti au pouvoir.

Vue partielle des militants

Le programme sera subdivisé en sept sous-thèmes abordant notamment la question nationale, le repli identitaire, la corruption, les « biens mal acquis » et la perte des repères éthiques. Le symposium ambitionne enfin de proposer des solutions pour sortir le pays de la crise qu’Éric Okona compare à un « boa constricteur ».

Par Kesnov Medurin Ngouolali

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