L'auteur compositeur, Henri Djombo, les comédiens, metteur en scène, les spectateurs et la directrice de la Maison russe

Le théâtre au service de l’environnement avec “Le Cri de la Forêt”

Lors du lancement de la célébration de la Journée internationale du théâtre, le 25 mars, la Maison Russe de Brazzaville a servi de cadre à une représentation engagée intitulée Le Cri de la Forêt, une œuvre du romancier et dramaturge congolais Henri Djombo.

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À travers cette pièce, l’auteur met en lumière les enjeux cruciaux liés à la dégradation de l’environnement et appelle à une prise de conscience collective.

Interrogé en marge de la représentation, Henri Djombo a souligné que « les dégâts causés sur l’environnement sont visibles au quotidien », ajoutant que « le silence peut être coupable pour l’avenir ». Selon lui, l’urgence réside dans le renforcement des stratégies de communication et de sensibilisation, notamment à destination de la jeunesse, afin de préserver les ressources naturelles pour les générations futures.

La pièce vise avant tout à éveiller les consciences sur la nécessité de protéger l’environnement. Elle met en garde contre l’exploitation abusive des forêts et insiste sur l’importance d’une gestion durable du bois. « Nous n’interdisons pas son usage, mais nous appelons à le gérer de manière responsable », a précisé l’auteur, évoquant le risque d’épuisement des ressources forestières si aucune mesure n’est prise.

Mise en scène par José Collins Coignet, la représentation a marqué le coup d’envoi des festivités dans une ambiance dynamique. Le metteur en scène a salué un texte « fort », abordant la problématique de la déforestation tout en proposant des pistes de solution concrètes. Il a également annoncé la programmation d’autres œuvres de l’auteur, notamment Madame la DG, adaptation scénique d’un de ses romans, prévue ce jour à 18h.

Les spectateurs

La célébration se poursuivra avec la participation du Théâtre des Sept Collines de Yaoundé, qui présentera la pièce Palabre électorale au Kinango en clôture des activités.

Au-delà de sa dimension artistique, cette initiative s’inscrit dans une démarche pédagogique. Elle rappelle notamment les dispositions de l’article 144 du Code forestier, qui sanctionne sévèrement l’exploitation illégale du bois, les feux de brousse et le braconnage, avec des amendes allant de 1 000 à 10 000 dollars, assorties de peines d’emprisonnement.

D’autres spectateurs

Pour la directrice de la Maison russe de Brazzaville, Maria Fakhrutdinova, accueillir ces œuvres constitue « un véritable honneur », d’autant plus qu’elles sont issues de la plume d’un auteur congolais de renom, également formé en ex-URSS. Elle espère ainsi toucher un large public, en particulier les jeunes étudiants en écologie, agriculture et environnement.

Ouvertes au public et gratuites, les représentations se poursuivent chaque jour, jusqu’au 27 mars à 18 heures, offrant aux amoureux des arts et de la culture une occasion privilégiée de découvrir des spectacles congolais engagés, alliant créativité artistique et sensibilisation environnementale.

Rédigé par Gigie PAMBOU

Crédit photos : La Brève Online

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