Le CAD Congo offre une formation sur les droits humains aux réfugiés
Au total 70 participants, dont 36 femmes originaires de la République démocratique du Congo (Rdc), Angola, Burundi, Tchad, République centrafricaine (Rca) et le Rwanda ont suivi une formation du 10 au 11 février 2025 à Brazzaville pour mieux connaître et de comprendre leurs droits.
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Cette formation a été offerte par le Centre d’actions pour le développement (Cad) sur les droits humains aux réfugiés originaires de six pays résidant au Congo et aux demandeurs d’asile.
Un atelier de formation modulaire axé sur le droit à la santé, le droit à l’éducation, les instruments juridiques de protection, l’accès à la justice, les violences basées sur le genre (Vbg), l’acquisition de la carte de réfugié ainsi que les procédures relatives à l’acquisition de la nationalité.

Réfugié au Congo depuis la crise politico-militaire en Rca, Célestin Thugo n’a pas caché sa satisfaction, en avouant l’importance de se faire former pendant cette période électorale. Mais déplore les inégalités dont ils sont victimes dans les centres de santé.
« Nous sommes tous humains, et avons tous les mêmes droits », c’est ce que j’ai retenu de cette formation », Yacine Aïssatou, originaire de l’Angola.
Selon les initiateurs, les échanges ont permis de constater des avancées dans le cadre légal congolais. Toutefois, les participants ont relevé la persistance de pratiques discriminatoires au détriment des réfugiés, notamment dans l’accès aux services de santé et aux établissements scolaires, l’obtention ou la reconnaissance de la carte de réfugié.


« Une particularité a été faite sur la question de l’identité qui intervient même sur des enfants congolais nés des parents refugiés. En effet, ces enfants sont nés en République du Congo, et ont acquis de faite la nationalité par droit de sol. Les communautés des réfugiés appellent les autorités compétentes à améliorer les textes et leur application afin de garantir la pleine jouissance des droits des réfugiés », mentionne le communiqué final.
Les groupes thématiques ont identifié plusieurs problèmes prioritaires, à partir desquels sera élaboré un plan d’action. Ce plan constituera la feuille de route du Centre d’Actions pour le Développement pour les actions à venir.
Le Cad mènera un plaidoyer en vue d’améliorer les conditions de vie des réfugiés au Congo. « Ce n’est pas normal que chaque année, les violations des droits humains ne font qu’augmenter. Nous avons besoin d’un Congo juste et équitable, où les droits de tous sont respectés et valorisés », encourage Guerschom Gobouang, responsable des programmes campagne et plaidoyer au Cad.

Retenons que le but visé, selon le Cad, est de rendre capable ces réfugiés de connaître leurs droits.
Rédigé par Gigie PAMBOU
Crédit – photos : La Brève Online

