L’Anssi entend faire de l’IA sa priorité pour sécuriser les données
Le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), Conrad Onesime Oboulhas Tsahat, a souligné le 16 janvier à Brazzaville, sa vision est de développer l’intelligence artificielle (Ia) de confiance pour sécuriser les données du Congo.
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Cette ambition a été révélée à l’issue de la clôture du séminaire politique et régulation des technologies numériques stratégie et enjeux pour la République du Congo.
Au cours de la rencontre, il a fait savoir que l’Ia de confiance se résume en trois points, à savoir la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité.
Le rôle de son institution est de prévenir, de défendre l’État contre les cyber-attaques, afin d’assurer la sécurité des données administratives, numériques et sa véracité. Sa mission est de régler, de veiller, de faire ce qu’on appelle la veille technologie en termes de cyber-sécurité.

En effet, adaptée l’Ia de confiance au Congo, c’est se nourrir de la confidentialité de ces données, en rassurant sur l’obéissance de critère d’idée que génère l’Ia, en utilisant les données qui sont vraies.
D’après lui, l’Ia procure énormément d’avantage, notamment dans le domaine de la santé, au niveau du cancer. Car, dit-il, l’Ia réagit plus rapidement sur les données qui sont stockées, facilement, elle peut donner les diagnostics.
Outre le domaine de la santé, l’intelligence artificielle procure des avantages dans le domaine de la robotique. “Nous avons besoin de l’Ia pour développer l’économie numérique. Mais, nous ne pouvons pas réguler l’Ia facilement”, a-t-il précisé.
Pour sa part, le directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce) Louis Marc Sakala a précisé que la réussite de la stratégie du numérique ne peut être l’œuvre d’une seule institution, elle se repose sur la synergie des efforts, la concertation, la coopération entre toutes les parties prenantes.


En sa qualité d’autorité de régulation, il a réaffirmé son engagement à garantir aux acteurs un espace de dialogue, pour un environnement numérique sûr, compétitif et bénéfique pour l’ensemble des congolais.
“Ensemble, nous avons posé les jalons de la régulation numérique, afin de bâtir la politique numérique ambitieuse au service du développement et à la souveraineté numérique de notre nation”, a-t-il conclu.
La sécurité n’est pas seulement une bonne pratique, elle devient une obligation légale.
Le ministre en charge de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, a rappelé que le gouvernement poursuivra les efforts visant à renforcer la coopération entre régulateurs, à améliorer la lisibilité des cadres réglémentaires, et à garantir la gouvernance numérique fondée sur la concertation, la compétence et l’anticipation.
Signalant que ce séminaire a été organisé par l’Arpce sur la politique et la régulation des technologies numériques sur les stratégies et enjeux pour la République du Congo, tenue du 12 au 16 janvier dernier à Brazzaville.
Rédigé par Kesnov Medurin Ngouolali

