Examen d’Etat : lancement de la plateforme de géolocalisation des centres
Le directeur des systèmes d’information et de communication (Dsic) au ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Irancy Bacvich Lochet Kanda, a lancé récemment, la plateforme de la géolocalisation des centres en vue d’améliorer l’organisation, la transparence et l’accessibilité des épreuves des examens d’état.
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Lancé à Brazzaville, ce procédé constitue le moyen le plus efficace de lutter contre la délocalisation anarchique des centres pendant les examens d’état.
À ce jour, les listes provisoires des candidats sont déjà disponibles. Elles ont été transmises aux chefs d’établissement sur toute l’étendue du territoire national. Ces derniers sont chargés de les vérifier, d’y apporter d’éventuelles corrections et de les retourner avec observations. Les parents d’élèves ainsi que les candidats libres sont invités à se rapprocher des établissements ou des services départementaux compétents afin de s’assurer de la présence de leurs noms sur ces listes, sous peine de formuler une réclamation en cas d’omission.
Une plateforme numérique pour plus de transparence
Parmi les principales innovations figure la mise en place de la plateforme numérique Exatrust, un outil dédié à la publication et à la vérification des résultats des examens d’État. Accessible au grand public, elle permet de consulter rapidement l’admission des candidats.
Dans son volet institutionnel, cette plateforme est également utilisée par des partenaires comme Campus France, afin de vérifier l’authenticité des relevés de notes fournis par les étudiants. Grâce à l’intégration des données couvrant la période de 2000 à 2025, Exatrust constitue désormais une base fiable pour la certification des diplômes.
Autre innovation majeure : la digitalisation du processus d’identification et de prospection des centres d’examen. Jadis effectuée de manière manuelle, cette opération repose désormais sur une application hybride fonctionnant sur tablettes Android.

Les agents déployés sur le terrain peuvent ainsi collecter en temps réel des données précises sur les centres, notamment leur capacité d’accueil et leur localisation géographique. Ces informations sont ensuite centralisées pour produire une carte interactive nationale, facilitant la planification logistique et la prise de décision stratégique.
Fait notable, l’application peut fonctionner sans connexion Internet. Les données collectées sont synchronisées dès que l’accès au réseau est rétabli, garantissant ainsi une couverture efficace même dans les zones les plus reculées.
Mieux orienter les candidats
Pour répondre aux difficultés d’orientation rencontrées par certains candidats, les autorités ont introduit un système d’indications détaillées des centres d’examen. En plus du nom du centre, des repères géographiques (églises, avenues, établissements connus) et des coordonnées de géolocalisation seront fournis).
Cette mesure vise à réduire les retards et les déplacements inutiles, souvent observés lors des précédentes sessions.
Conscientes des défis liés à l’introduction de ces outils numériques, les autorités ont prévu des sessions de formation à l’endroit des agents impliqués, notamment au niveau des directions départementales. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de transformation progressive du système éducatif.
La campagne d’identification des centres d’examen sera lancée dans les prochains jours, avec une attention particulière cette année en raison de l’organisation simultanée du baccalauréat général et du baccalauréat technique. Cette configuration exige une mobilisation accrue des infrastructures, ainsi qu’une anticipation logistique renforcée.

Le Congo vers une transformation durable du système éducatif
Au-delà de ces innovations, le responsable annonce d’autres projets en cours de développement, toujours dans l’optique de renforcer la digitalisation du secteur éducatif. Pour l’heure, l’accent est mis sur l’amélioration de la gestion des centres et la fiabilité des résultats.
Cette dynamique marque une avancée significative vers un système éducatif plus moderne, plus efficace et mieux adapté aux réalités du terrain.

