Carte professionnelle digitale d’artisans : un pas vers la modernisation du secteur
La ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, Jacqueline Lydia Mikolo, a procédé, le 25 mars à Brazzaville, au lancement officiel de la carte professionnelle digitale d’artisan. Cet outil vise à renforcer la reconnaissance et la formalisation d’un secteur clé de l’économie nationale.
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La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre en charge de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, l’ambassadrice du Venezuela au Congo, Laura Evangelia Suárez, ainsi que la représentante du Programme des Nations Unies pour le développement, Adama Dian Barry, aux côtés d’autres autorités administratives et partenaires.
Intervenant à cette occasion, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a souligné que cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique impulsée par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, notamment à travers la digitalisation des services publics.

Selon elle, la mise en service de cette carte répond à une double exigence : assurer la reconnaissance institutionnelle des artisans et moderniser les instruments de gouvernance du secteur. « Il s’agit d’un outil d’identification officielle, de légitimation professionnelle et d’intégration économique et sociale », a-t-elle précisé.
La ministre a également indiqué que cette réforme contribuera à renforcer la crédibilité des artisans, tout en facilitant leur accès aux opportunités économiques, notamment en matière de financement et de marchés. Elle a, par ailleurs, insisté sur l’importance de la mobilisation de l’ensemble des acteurs pour garantir le succès de cette initiative, présentée comme une étape majeure dans le processus de modernisation de l’artisanat congolais.

De son côté, la directrice générale de l’Agence nationale de l’artisanat, Emma Mireille Opa Elion, a affirmé que ce document va bien au-delà d’une simple formalité administrative. Il constitue, selon elle, une réponse adaptée aux réalités du métier, permettant notamment d’assainir le fichier national des artisans et de mieux les connecter aux marchés national et international.
Prenant la parole au nom des artisans, le président de la fédération nationale, Jean de Dieu Yendza, a salué une avancée significative pour le secteur. Il a relevé que l’artisanat, longtemps dominé par l’informel, amorce ainsi une transition vers la modernité. Cette innovation devrait, selon lui, simplifier les démarches administratives, améliorer l’accès au financement et sécuriser les activités.

Il a également invité ses pairs à s’approprier cet outil, soulignant que la digitalisation constitue désormais un levier essentiel de croissance et de développement.
S’appuyant sur une plateforme numérique dédiée, la carte professionnelle digitale est accessible en ligne et compatible avec différents supports, notamment les téléphones mobiles et les ordinateurs. Le processus d’enrôlement prévoit la collecte des données personnelles des artisans, incluant leur identité, leurs coordonnées ainsi que les informations relatives à leur activité.

Ce projet s’inscrit dans une volonté plus large des autorités congolaises de structurer et valoriser le secteur artisanal, considéré comme un moteur important de diversification économique et de promotion du savoir-faire local.
Crédit photos : Ministère de l’économie numérique

