Les participants à l'atelier

Santé et bien-être : le Congo vers de nouveaux outils pour renforcer les curricula scolaires

Le gouvernement congolais, en partenariat avec l’UNESCO, a ouvert le 13 avril, un atelier résidentiel de deux jours consacré à l’intégration de l’éducation à la santé et au bien-être dans les programmes scolaires.

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De nouvelles mesures visant à améliorer le climat scolaire et à soutenir le développement des compétences personnelles et sociales des jeunes. Le référentiel sur le bien-être de l’écolier, ainsi que de nouveaux contenus pour leur santé, s’examinent à Brazzaville au cours d’un atelier résidentiel de remplissage de l’outil Serat.

Organisée pour la première fois dans le pays, cette rencontre réunit des responsables éducatifs, des experts, ainsi que des représentants des ministères sectoriels et des partenaires techniques et financiers, avec pour objectif d’améliorer la qualité de l’Enseignement et la prise en compte des enjeux sanitaires chez les jeunes.

L’objectif est de doter les élèves de connaissances, compétences et valeurs favorisant des comportements responsables, la prévention des risques et la promotion de relations respectueuses et égalitaires.

L’outil SERAT au cœur des travaux

Au centre des échanges figure l’outil Serat (outil d’évaluation de l’éducation à la santé et au bien-être), qui sera renseigné et analysé par les participants. Cet instrument permettra notamment : d’évaluer l’intégration de l’éducation à la santé dans les curricula du primaire et du secondaire ; d’examiner la qualité et la cohérence des contenus pédagogiques ; d’identifier les forces, les lacunes et les besoins en matière de formation des enseignants ; d’analyser les politiques éducatives et les dispositifs de suivi-évaluation.

Les travaux devraient aboutir à la production de données fiables destinées à orienter les réformes curriculaires et les décisions politiques.

Un enjeu majeur pour l’avenir des jeunes

Dans son mot de lancement, l’inspecteur général de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, David Boke, a rappelé l’importance cruciale de l’adolescence, une période charnière qui conditionne à la fois la santé future, la réussite scolaire et l’insertion socio-économique des individus.

Il a par ailleurs appelé les participants à une implication active afin de poser les bases d’une réforme ambitieuse et durable, au service d’une école plus inclusive et promotrice de santé pour tous les apprenants.

Face aux mutations physiques et cognitives propres à cette étape de la vie, les adolescents sont appelés à faire des choix déterminants, souvent avec une perception encore limitée des risques. D’où la nécessité de renforcer leur accompagnement à travers une éducation adaptée à la santé et au bien-être.

Prenant la parole au nom de la représentation de l’UNESCO au Congo, Juliette Emmanuel a salué l’engagement du gouvernement congolais en faveur d’une éducation inclusive, alignée sur les standards internationaux et la stratégie sectorielle 2021-2030.

Elle a rappelé l’importance du programme Odd3, (« Nos droits, nos vies, notre avenir »), qui vise à garantir aux jeunes un accès équitable à une éducation de qualité intégrant les dimensions de santé, de droits humains et de bien-être.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique régionale engagée en avril 2023 à Kintélé, où les ministres de l’éducation et de la santé d’Afrique de l’Ouest et du Centre avaient réaffirmé leur volonté commune de promouvoir le bien-être des jeunes à travers l’éducation.

Pour le directeur de l’orientation et des œuvres scolaires, point focal dans le domaine de la santé, Stanislas Makani, investir dans l’éducation à la santé constitue un levier essentiel pour le développement durable, la stabilité sociale et l’épanouissement des générations futures.

À l’issue de cet atelier, les recommandations formulées serviront à alimenter le dialogue politique et à renforcer les politiques éducatives nationales. L’ambition affichée est de faire évoluer les programmes scolaires vers une meilleure prise en compte des problématiques telles que la santé reproductive, les violences basées sur le genre, ou encore la prévention des conduites à risque.

Par Tendre MOUB

Crédit photos : La Brève Online

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