Le préscolaire devient obligatoire au Congo avec un Cp unique
Ce qui changera dès 2027
C’est ce qui ressort du projet de loi portant organisation du système éducatif en République du Congo. Adopté par le Conseil des ministres tenu le 20 janvier 2026 à Brazzaville.
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Ce projet a été inspiré par les états généraux de l’éducation de 2024. Le texte rend le préscolaire obligatoire, introduit le contrôle continu au primaire, consacre le Brevet de technicien supérieur (Bts) comme diplôme d’État et généralise le système Licence master doctorat (Lmd) dans l’enseignement supérieur.
Cette nouvelle loi émane des études approfondies et détaillées sur le relèvement du système éducatif congolais. C’est donc une piste de solution proposée au public congolais. Elle vise à renforcer la qualité de l’éducation, à l’adapter aux standards internationaux et à mieux répondre aux défis actuels du développement humain.

Ce texte est le fruit des recommandations formulées lors des États généraux de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, organisés du 25 au 29 janvier 2024. Il vise à remplacer la loi n°25-95 du 17 novembre 1995, devenue obsolète face aux mutations sociales, économiques et pédagogiques. « Il s’agit d’adapter notre système éducatif aux exigences actuelles de qualité, d’équité et de performance », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla.
L’une des innovations majeures du projet de loi réside dans la généralisation de l’éducation préscolaire, avec un caractère obligatoire accordé à la troisième année. Une mesure stratégique pour renforcer les bases de l’apprentissage dès le plus jeune âge. La durée du cycle primaire est revue à 5 ans, avec l’institution du cours préparatoire unique au lieu du CP1 et CP2.
Autre changement notable : le certificat d’études primaires (CEP) remplace le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et devient officiellement le diplôme sanctionnant la fin du cycle primaire. En parallèle, le contrôle continu est instauré en classe de CM2, en remplacement de l’examen national. « Cette réforme allège le dispositif d’évaluation tout en valorisant le suivi pédagogique continu », a précisé le porte-parole du gouvernement.
Le projet maintient l’architecture actuelle de l’enseignement secondaire général, organisé en deux cycles de quatre et trois ans, sanctionnés respectivement par le BEPC et le baccalauréat.
Dans l’enseignement technique, l’accès au baccalauréat demeure conditionné par le brevet d’études techniques (Bet).
Fait marquant, le brevet de technicien supérieur (Bts) est désormais consacré comme diplôme d’État, renforçant ainsi la valeur des filières professionnelles. Déjà appliqué à l’université Marien-Ngouabi, le système Lmd, est étendu à l’ensemble de l’enseignement supérieur. Les curricula intègrent également la formation à une citoyenneté responsable, pacifique et patriote.
Enfin, le projet consacre la création d’un Haut Conseil de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, placé sous l’autorité du premier ministre.
Par Godhelgi NANITH
Crédit photos : prise sur Google

